
Rendez-vous à Hui Ling. Au programme ce samedi : des ateliers de formation et d’échanges de bonnes pratiques concernant l’autonomie dans la vie quotidienne de personnes présentant une déficience intellectuelle. Le public est venu en nombre aujourd’hui : environ 30 personnes participent à la journée. Parmi elles, des travailleurs sociaux de plusieurs centres de Pékin mais aussi venus d’autres provinces, des parents d’enfants handicapés, des personnes elles-mêmes déficientes intellectuelles, des responsables ou directeurs de centres de Pékin, Patricia et Liesbeth, Lieven, Birgitt et moi.
Lieven commence par expliquer en quoi consiste la mission de Home Thaleia et comment celle-ci se traduit concrètement dans la vie des habitants.
Le handicap est avant tout perçu comme une différence parmi d’autres, non comme une incapacité à… Home Thaleia défend une vision basée sur l’autonomisation de la personne en fonction de ses propres spécificités : capacités ou limites. Les principes de base sont : l’empowerment des personnes, l’approche individuelle qui répond à des demandes ou besoins personnels, l’auto-détermination dans le sens de « capacité à faire ses propres choix de vie », et le bien –être. La notion de vie privée est fondamentale, complémentaire à la participation des habitants à la vie du centre et à leurs responsabilités en tant que citoyens. Concrètement par exemple, les habitants participent à et sont directement impliqués dans des groupes de travail thématiques, donnent leur avis lors de l’engagement de nouveaux ou nouvelles employé(e)sau Home Thaleia, choisissent eux-mêmes leur coach personnel, etc. La citoyenneté responsable est également mise à l’honneur, qu’elle soit liée aux activités de recyclage mises en place dans le centre, ou encore au programme d’échange avec des associations partenaires dans le cadre duquel a lieu cette mission.
C’est Birgitt, coach au Home Thaleia, qui poursuit en présentant l’approche du coaching, versus « éducation ». L’idée est de mettre en avant l’autonomisation des personnes via la relation de confiance, d’adulte à adulte entre les habitants et leur coach personnel, où la communication est bidirectionnelle et les décisions prises ensemble et non par le coach à la place de l’habitant.
Les questions du public fusent et les échanges avec les parents notamment sont très riches. Les réalités en Chine sont en effet très différentes. Nous sommes impressionnés par l’accompagnement que peuvent apporter les parents d’enfants handicapés dans un contexte socio-économique souvent difficile. De même, les travailleurs sociaux expliquent dans quelles conditions ils exercent leur fonction, et à quels résultats ils arrivent afin de défendre les droits et d’améliorer la vie des personnes handicapées. Place aussi à Patricia et Liesbeth qui témoignent elles-mêmes de leur vie quotidienne au Home Thaleia et répondent aux nombreuses questions du public très participatif.
La journée se termine par un petit sondage fait par Cassie de Hui Ling auprès du public. Succès : plusieurs personnes du public – belges ou chinoises - mentionnent de manière détaillée ce qu’elles ont appris au cours de la journée.