Fatal Footprint; présente l’empreinte de ces armes. Une empreinte fatale à de nombreux civils. Une empreinte énorme, qui va des dégâts physiques que provoquent les accidents pour aller jusqu’aux conséquences socio-économiques et psychologiques qui résultent des accidents ou de la simple présence de ce danger permanent.
Saluant l’interdiction internationale des sous-munitions qui sera signée ce 03 décembre à Oslo, Handicap International inaugure «Fatal Footprint ». Réalisée par des photographes belges renommés, cette exposition est à découvrir au cœur de Bruxelles durant tout le mois de décembre.
Des années après le retour de la paix, les anciens champs de bataille restent marqués par la présence de mines antipersonnel, de sous-munitions ou d’autres engins de guerre non explosés. Fatal Footprint présente l’empreinte de ces armes. Une empreinte fatale à de nombreux civils. Une empreinte énorme, qui va des dégâts physiques que provoquent les accidents pour aller jusqu’aux conséquences socio-économiques et psychologiques qui résultent des accidents ou de la simple présence de ce danger permanent.
Depuis sa création en 1982, Handicap International tente de répondre à la détresse des survivants, que ce soit en leur fournissant un appareillage ou en les aidant à se réinsérer dans leur société. L’organisation tente aussi de prévenir ces accidents, par l’éducation aux dangers des mines et engins de guerre non explosés d’une part, par des actions de déminage d’autre part. Et à une échelle plus large, nos équipes sensibilisent les décideurs politiques pour qu’ils renoncent à des armes qui frappent principalement les civils.
Après le traité d’interdiction des mines antipersonnel en 1997, le processus d’interdictions des armes à sous-munitions est enfin arrivée à son terme avec la signature du traité à Oslo le 3 décembre. Principal traité de la décennie sur l’armement, il représente une victoire pour Handicap International et pour les ONG et survivants qui ont mené campagne contre ces armes inadmissibles. Militant aux côtés de Handicap International, Raed Mokaled a témoigné à Bruxelles ce 27 novembre, avant de se rendre à Oslo où il assistera à la signature du traité d’interdiction des sous-munitions :
Je viens du Liban où mon fils de 5 ans, Ahmad, a été tué par une sous-munition. Ahmad n’était pas un terroriste ou un criminel. Il était juste un enfant qui voulait jouer et profiter de la vie.
Pour marquer la signature de ce traité majeur, Handicap International a demandé à trois grands noms de la photographie en Belgique, Tim Dirven (Panos), Gael Turine (Vu’) et John Vinck (Magnum), de se rendre au Cambodge, en Colombie, en Ethiopie et au Laos, auprès de rescapés de mines, sous-munitions et autres engins non explosés. C’est de leurs rencontres denses et marquantes que naît Fatal Footprint.
Portées sur de grandes bâches de 2.5m de haut, les photos seront visibles de jour comme de nuit dans le cadre d’une exposition gratuite, à deux pas des Plaisirs d’hiver, le marché de Noël de Bruxelles.
Les photos sont aussi à découvrir sur le site www.fatalfootprint.be . Vous y trouverez également de nombreux témoignages, la présentation des pays visités et des explications sur les mines, les sous-munitions et le combat pour bannir ces armes.