« L’action mines » recouvre une variété d’actions allant de la prévention au déminage ou à la neutralisation/destruction de restes explosifs de guerre. Handicap International s’est impliqué activement dans ce domaine depuis sa création en intervenant notamment dans l’assistance aux victimes de ces armes. Mais depuis le début des années 90, notre organisation s’investit aussi dans la lutte contre les mines et autres engins de guerre non explosés que ce soit en sensibilisant les populations aux dangers des mines et engins non explosés, en menant des opérations de déminage ou en intervenant auprès des Etats pour l’élaboration et le suivi des traités d’interdiction des mines (Traité d’Ottawa signé en 1997) et des armes à sous-munitions (Convention d’Oslo en 2008).Dès 1995, HI s’associe avec cinq autres organisations pour créer la Campagne Internationale pour interdire les mines (ICBL – International Campaign to Ban Landmines). La Campagne prend très vite de l’ampleur et réclame une interdiction totale des mines antipersonnel. Un appel qui aboutira, au terme d’un long processus, à la signature du Traité d’Ottawa en 1997. Cette même année, ICBL obtiendra le prix Nobel de la paix.
En 2005, alors que le nombre de nouvelles victimes de mines tend à diminuer, HI et ses partenaires de la Cluster Munitions Coalition pointent un autre fléau : les armes à sous-munitions. Dans un rapport, notre organisation mettra en avant le fait que 98% des victimes recensées sont des civils. Notre appel à interdire les armes à sous-munitions finira par être entendu et le 3 décembre 2009, 94 Etats signeront la Convention d’interdiction des armes à sous-munitions à Oslo.
Ce que l’on appelle l’action mine comprend plusieurs volets : les actions de lobbying, les actions de sensibilisation de la population aux risques des mines et sous-munitions, l’enlèvement des engins de guerre non explosés et l’assistance aux victimes.
Les différents domaines de ce que l’on appelle « l’action mines » sont :