Prise en compte des personnes handicapées dans les situations d'urgence

L’actualité récente l’a encore montré : bien souvent les besoins spécifiques des personnes handicapées ne sont pas pris en compte dans les situations d’urgence. Dans les camps de réfugiés par exemple, les agences qui organisent des camps n’ont pas suffisamment le réflexe d’intégrer la question du handicap dans l’organisation pratique, par manque de connaissances pour adapter leurs actions.

Comment fait la personne handicapée pour accéder au lieu de distribution des biens de première nécessité et de nourriture, patienter dans la file et revenir jusqu’à son abri avec ce qu’elle a reçu si elle se déplace avec des béquilles ? Quelqu’un de confiance peut-il l’accompagner ou lui ramener ce dont elle a besoin ? Il arrive même que la personne handicapée doive donner 10% de sa ration pour « payer le service » ! Les points d’eau, les latrines et les douches sont-ils accessibles pour une personne en fauteuil roulant ? Ce ne sont que des exemples de situation auxquelles doivent faire face les personnes en situation de handicap.

Notre équipe de Goma a été directement confrontée à ces lacunes. Des solutions peu coûteuses peuvent pourtant être facilement mises en place et profiter également aux personnes les plus vulnérables comme les personnes âgées, les femmes enceintes.

Handicap International a donc tenté de répondre aux besoins tout d’abord en travaillant concrètement à améliorer certaines infrastructures dans les camps de déplacés autour de Goma (ex : construction de latrines accessibles). Mais l’organisation a aussi réalisé un document très pratique, contenant entre autre des fiches techniques, pouvant servir de guide aux agences humanitaires intervenant dans les camps. Avec pour objectif que dans le futur, lors de la création de nouvelles structures d’accueil pour les personnes déplacées ou les réfugiés, ces agences prennent systématiquement en compte les besoins spécifiques des personnes en situation de handicap.

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