Burundi

Handicap International a démarré son intervention au Burundi en 1992 afin d’améliorer les conditions de vie des personnes handicapées. Depuis le 31 décembre 2018, l’association a interrompu ses activités dans le pays.

Handicap International (HI) a démarré son intervention au Burundi en 1992 afin d’améliorer les conditions de vie des personnes handicapées. Depuis le 31 décembre 2018, l’association a interrompu ses activités dans le pays. HI ne s’estimait plus en mesure de mener ses projets en raison des décisions du gouvernement burundais vis-à-vis des ONG internationales, notamment l’obligation du fichage ethnique de ses employés.

>> Pour en savoir plus sur les raisons du départ de Handicap International du Burundi

Retour sur son intervention

Avec ses partenaires, Handicap International a mené les activités suivantes durant la période 2017- 2018

  • Apporter des soins de réadaptation à plus de 10 000 personnes ;
  • Former plus de 800 professionnels de la santé ;
  • Sensibiliser 85 000 enfants à la prévention de la violence, y compris sexuelle ;
  • Prise en charge de 400 enfants handicapés ou victimes de violence ;
  • Mener des actions d'éducation inclusive auprès de 10 000 enfants ;
  • Assurer une formation professionnelle à près de 500 jeunes
  • Sensibiliser 60 000 peronnes handicapées à leurs droits et à leur participation sociale.

Situation du pays

Plus de 67 % de la population burundaise vit en-dessous du seuil de pauvreté. Le pays connaît une croissance économique assez faible et souffre d'un taux d'inflation élevé. C’est aussi l’un des pays africains les plus densément peuplés. Il est classé 184e sur 187 selon l’indice de développement humain (PNUD 2014).

Dans le domaine de la santé, le Burundi affiche des statistiques inquiétantes concernant le taux de mortalité néonatale et celui de la mortalité maternelle. Les pathologies liées à la grossesse et à l’accouchement occupent la troisième place parmi les causes de décès enregistrés dans les hôpitaux pour les plus de 15 ans. De nombreuses femmes présentent une fistule obstétricale, séquelle d’un accouchement difficile, et perdent la vie lors de l’accouchement.

En matière de mortalité, les femmes et les enfants de moins de 5 ans paient un lourd tribut. Les maladies à évolution chronique telles que le sida, la tuberculose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’asthme, les cardiopathies, les maladies mentales, ainsi que les violences physiques – sexuelles, accidents sur la voie publique, guerre – sont à l’origine de nombreuses incapacités physiques et mentales.

Enfin, depuis 1993, les effets d’une situation politique et sécuritaire instable dans la région entraînent d’importants mouvements de populations : les réfugiés, originaires pour la plupart de la République démocratique du Congo, mais aussi les déplacés internes, se comptent par milliers. Depuis avril 2015, suite au climat politique instable qui affecte le pays, plus de 190 000 Burundais ont fui le pays et se sont réfugiés en Tanzanie, au Rwanda, en République démocratique du Congo et en Ouganda.

Date d’ouverture du programme : 1992