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Lutter contre la fatalité des mines et des armes à sous-munitions

Dès sa création, Handicap International a été confronté au problème des mines antipersonnel et des conséquences tragiques que ces armes avaient sur les populations civiles, notamment au Cambodge.    

Handicap International s’est impliqué activement dans le domaine de la lutte contre les mines en intervenant d’abord dans l’assistance aux victimes de ces armes. Mais depuis le début des années 90, notre organisation s’investit aussi dans la lutte contre les mines et autres restes de guerre, que ce soit en sensibilisant les populations touchées aux dangers des engins de guerre non explosés, en menant des opérations de déminage ou en intervenant auprès des Etats pour l’élaboration et le suivi des traités d’interdiction des mines (Traité d’Ottawa signé en 1997) et des armes à sous-munitions (Convention d’Oslo en 2008).
 

Un engagement qui a d’ailleurs été récompensé en 1997 avec l’attribution du prix Nobel de la paix à la Campagne Internationale contre les mines, dont Handicap International est l’un des membres fondateurs.

 
Ce que l’on appelle « l’action mines » couvre différents types de projets. Certains ont pour but de prévenir les accidents : l’éducation aux risques des mines et résidus explosifs de guerre, le déminage, les actions de plaidoyer pour que les Etats adhèrent aux traités d’interdiction des mines et des armes à sous-munitions et les mettent en œuvre. Les Ban Advocates – un groupe de personnes touchées directement ou indirectement par les armes à sous-munitions rassemblées par Handicap International et qui témoignent partout dans le monde- mènent des actions de plaidoyer.

Mais l’on compte aussi les actions d’assistance aux victimes  qui ont pour but d’apporter un soutien spécifique aux victimes d’accident par mines, que ce soit en leur fournissant un appareillage, une meilleure prise en charge médicale, par un soutien psychologique, ou encore en leur donnant les moyens de faire valoir leurs droits auprès des autorités de leur pays.

 

 

Un constat

  • Depuis sa signature en 1997, 157 Etats ont ratifiés le Traité d’interdiction des mines antipersonnel (Traité d’Ottawa). En 2011, quatre Etats ont utilisé des mines (Myanmar, Lybie, Syrie et Israel).
  • Un total de 4191 nouvelles victimes de mines et autres vestiges de guerre non explosés ont été enregistrées en 2010-2011 (douze mois) mais il est quasi certain que ce nombre est en réalité plus élevé. Parmi ces victimes, une sur trois sont des enfants.(Source : Landmine Monitor 2011)
  • Depuis la fin de seconde guerre mondiale, plus d’un pays sur trois a été pollué par des engins non explosés.
  • 98 % des victimes recensées de sous-munitions sont des civils.
  • Jusqu’à 40 % des sous-munitions n’explosent pas au contact du sol et menacent les civils des années après la fin des conflits.(Source : Fatal Footprint, rapport sur l’impact des armes à sous-munitions publié par Handicap International)

Notre réponse

  • Au Mozambique, en 14 ans de présence, Handicap International a contribué à déminer 1.5 million de m² de terrain.
  • Au Laos, en 2010, nos équipes ont décontaminé 330.000 m² et détruit 607 engins de guerre non explosés.

Votre aide

Mener des opérations de déminage ou de sensibilisation de la population aux risques des engins de guerre non explosésdemande du matériel spécialisé qui a un coût. La prise en charge des victimes également. Ainsi:

- Déminer un village coûte environ 8000 euros