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Chapitre 2

Aïda marche d’un pas rapide, l'air fâché, le regard fixé droit devant elle, les bras croisés contre sa poitrine. Aïda marche d’un pas rapide, l'air fâché, le regard fixé droit devant elle, les bras croisés contre sa poitrine. Aïda marche d’un pas rapide, l'air fâché, le regard fixé droit devant elle, les bras croisés contre sa poitrine. Aïda marche d’un pas rapide, l'air fâché, le regard fixé droit devant elle, les bras croisés contre sa poitrine.

Aïda marche d’un pas rapide, le regard fixé droit devant elle, les bras croisés contre sa poitrine. Elle n’a pas envie de penser, pas envie de parler, juste envie d’en finir avec cette fichue course.

Tout ça pour du pain.

Elle aurait dû forcer son frère à aller le chercher. Ou au moins à venir avec elle. Il aurait appris sa leçon et ne l’aurait plus oublié, ce pain. Mais non. Il aurait trouvé l’excuse parfaite : “Maman veut que ce soit toi, c’est toi qui sais choisir le meilleur.”

Ce petit… grr ! Avec ses grands yeux innocents et ses excuses qui vous caressent dans le sens du poil ! Il ira loin, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas, ce soir, de lui en vouloir. 

C’est sûr qu’après avoir grandi avec une mère qui considère le pain comme une affaire d’État, elle sait exactement quelle croûte a le craquant parfait, quelle mie a le moelleux idéal et qu’elle peut détecter la moindre imperfection d’un khobz à quinze mètres. Mais ça ne veut pas dire qu’elle aime faire cette fichue course.

Image humoristique des pensées d'Aïda en colère qui secoue son petit frère. Image humoristique des pensées d'Aïda en colère qui secoue son petit frère. Image humoristique des pensées d'Aïda en colère qui secoue son petit frère. Image humoristique des pensées d'Aïda en colère qui secoue son petit frère.
Aïda repousse son voile Aïda repousse son voile Aïda repousse son voile Aïda repousse son voile

Elle soupire, secoue la tête et continue d’avancer, ses sandales soulevant la poussière du sol abîmé.

Elle a chaud, elle transpire, l’air moite de la soirée lui colle désagréablement à la peau et une mèche de cheveux collée à son front la rend folle. D’un geste agacé, elle la repousse sous son foulard.

D’un geste agacé, elle range la mèche rebelle dans son foulard. D’un geste agacé, elle range la mèche rebelle dans son foulard. D’un geste agacé, elle range la mèche rebelle dans son foulard. D’un geste agacé, elle range la mèche rebelle dans son foulard.

“Si je me dépêche, je serai revenue en vingt minutes. Peut-être même quinze.” se dit-elle en accélérant le pas, décidée à en finir rapidement avec tout ça. Voire même à courir ! Elle est rapide et elle a une bonne endurance. Elle pourrait faire de tout ce temps perdu un petit jeu, qui donnerait au moins l’impression qu’elle s’amuse. 

Image humoristique des pensées d'Aïda. On la voit courir pour aller chercher le pain, accomplissant sa mission. Image humoristique des pensées d'Aïda. On la voit courir pour aller chercher le pain, accomplissant sa mission. Image humoristique des pensées d'Aïda. On la voit courir pour aller chercher le pain, accomplissant sa mission. Image humoristique des pensées d'Aïda. On la voit courir pour aller chercher le pain, accomplissant sa mission.

Mais c’est pile à ce moment-là qu’elle le voit.
Un panneau.
Un autre panneau, qu’elle n’avait jamais vu non plus, avant.

Elle ralentit, plisse les yeux.

⚠️ Zone non sécurisée – Risque d’explosifs 

Un frisson lui parcourt l’échine. Elle cligne des yeux, comme si le message allait disparaître. Elle veut qu’il disparaisse. Elle ne veut plus jamais voir ce genre de chose près d’elle ! Mais non.

Son cœur bat un peu plus vite.

“C’est une blague ?”
Elle ne la trouve pas très drôle, cette blague. 
Elle tourne la tête. 

La rue devant elle a l’air exactement comme d’habitude. Silencieuse, poussiéreuse.  Familière. Elle y est passée des dizaines, non ! Des centaines, des milliers de fois ! Et pourtant, aujourd’hui, ce panneau est bien là.

Le panneau Le panneau Le panneau Le panneau

Un bruit la fait sursauter.

— Aïda, arrête-toi !

Elle tourne brusquement la tête. Momo, qui vient de derrière elle, la fixe avec des yeux ronds : 

Gros plan sur le visage interloqué d'Aïda, qui a les yeux écarquillés par la surprise. Gros plan sur le visage interloqué d'Aïda, qui a les yeux écarquillés par la surprise. Gros plan sur le visage interloqué d'Aïda, qui a les yeux écarquillés par la surprise. Gros plan sur le visage interloqué d'Aïda, qui a les yeux écarquillés par la surprise.
Image de Momo en contre-plongée, les yeux écarquillés et l’air alarmé. Il a une barbe et des cheveux blancs. Il s'élance vers Aïda en courant, pour l'arrêter. Image de Momo en contre-plongée, les yeux écarquillés et l’air alarmé. Il a une barbe et des cheveux blancs. Il s'élance vers Aïda en courant, pour l'arrêter. Image de Momo en contre-plongée, les yeux écarquillés et l’air alarmé. Il a une barbe et des cheveux blancs. Il s'élance vers Aïda en courant, pour l'arrêter. Image de Momo en contre-plongée, les yeux écarquillés et l’air alarmé. Il a une barbe et des cheveux blancs. Il s'élance vers Aïda en courant, pour l'arrêter.

— Tu n’as vu le panneau ? Ce n’est pas sécurisé !

Elle avale difficilement sa salive. Elle a l’impression d’avoir avalé une pleine poignée de sable. Elle l’avait fait quand elle était toute petite, et ça n’avait vraiment pas été bon. Une impression très désagréable, qu’elle ressent dix fois pire maintenant. 

— Je…

Son regard oscille entre l’homme, le panneau, et la rue devant elle. La panique monte en elle comme une vague brûlante. Elle a une envie folle de courir, de s’éloigner le plus vite possible… mais courir dans une zone où il y a potentiellement des mines, ce n’est sûrement pas une brillante idée.

Elle prend une inspiration tremblante. “C’est ridicule. Ils auraient fermé la route si c’était dangereux, non ?!”

Que fait-elle ?

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