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Yémen: Handicap International s’alarme des graves conséquences humanitaires suite à la décision américaine de classer les Houthis comme organisation terroriste

Caroline Dauber, directrice des programmes Handicap International (HI) au Yémen : "La décision des États-Unis de classer les autorités de fait du Nord du Yémen comme groupe "terroriste" et leurs dirigeants comme "terroristes" aggravera une crise humanitaire déjà intenable. La communauté internationale doit condamner cette décision, et ne doit en aucun cas s'en faire le relai. HI appelle l'administration Biden nouvellement élue à prévoir des mécanismes d’exemption clairs, applicables et à effet immédiat pour que les organisations humanitaires puissent travailler dans la région sans interruption. La continuité des activités humanitaires essentielles et plusieurs milliers de vies sont en danger sans une exemption humanitaire. Dans nos efforts pour sauver des vies en fournissant de l'aide et des soins, les organisations humanitaires et leur personnel ne doivent pas être criminalisés.

 

L'accès de la population aux biens de première nécessité est en jeu : le Yémen est particulièrement dépendant des importations de produits essentiels tels que la nourriture, les médicaments et le carburant, alors que l'économie du pays est dévastée par près de six ans de conflit. Désigner les Houthis comme « terroristes » entravera également le travail des organisations internationales, qui se heurtent déjà à de nombreux obstacles pour apporter leur aide. Elles limiteront la capacité de HI à entrer en contact avec les autorités locales de fait et à négocier un accès humanitaire sûr et sans entrave. De plus, elles limiteront la capacité de HI à utiliser le système bancaire local, à payer le personnel médical et à acheter de la nourriture et du pétrole, qui sont des activités essentielles pour mener à bien des programmes humanitaires."

 

Le Yémen, où 80 % de la population dépend de l'aide internationale, est déjà décrit par les Nations unies comme la "pire crise humanitaire au monde". En novembre dernier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde contre "la menace imminente de la pire famine que le monde ait connue depuis des décennies".

Diana Diana Diana Diana

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