Vénézuéla : la réponse d’urgence s’organise après deux séismes mortels
Deux puissants séismes ont frappé le centre-nord du Vénézuéla et provoqué des dégâts d’une ampleur considérable. Sur place, les équipes de HI s’organisent pour répondre à l’urgence.
Des passants devant un immeuble effondré à la suite d'un séisme survenu à Caracas le 24 juin 2026. | © Manaure QUINTERO / AFP
La soirée du 24 juin venait tout juste de commencer à Caracas, capitale du Vénézuéla, lorsque deux puissants séismes ont fait violemment trembler la terre. Deux secousses de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé coup sur coup, à moins d’une minute d’intervalle, suivies ensuite de plus d’une trentaine de répliques. Le deuxième séisme est le plus puissant enregistré depuis plus d’un siècle. L’épicentre, localisé à environ 300 km à l’ouest de Caracas, se situe à faible profondeur, ce qui en amplifie l’effet.
Les conséquences sont terribles : les bilans provisoires font déjà état de 235 morts et de plus de 4 300 blessés mais ces chiffres devraient grimper à mesure que les secours fouillent les décombres des zones dévastées, notamment dans l’État de La Guaira et l’agglomération de Caracas. Plus de 56 000 personnes sont également portées disparues.
Les dégâts matériels aussi sont considérables. Plus d’une centaine de bâtiments se sont effondrés et certaines infrastructures, telles que l’aéroport international de Caracas, ont été gravement endommagées. Alors que de nombreuses personnes recherchent encore leurs proches sous les décombres, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a déclaré l’état d’urgence.
Des besoins considérables et urgents
Le Vénézuéla traverse depuis plusieurs années une grave crise humanitaire, politique et socio-économique et près de 7,9 millions de personnes, soit un quart de la population, avaient déjà besoin d’aide avant la catastrophe. Les conséquences des deux séismes vont encore considérablement compliquer l’accès à certains services essentiels tels que les soins de santé ou l’approvisionnement en eau et en l’électricité.
Les équipes de Handicap International Vénézuéla ont réalisé une évaluation rapide des besoins, notamment en réadaptation. En effet, lors de tremblements de terre de cette ampleur, de nombreuses personnes blessées ont rapidement besoin de soins de réadaptation d’urgence pour se remettre de blessures graves, de fractures et de possibles amputations. Les besoins en soutien psychologique sont aussi élevés pour faire face aux traumatismes causés par la catastrophe.
Dans de telles situations d’urgence, les personnes handicapées font face à des difficultés supplémentaires pour circuler au milieu de rues obstruées de gravats, pour trouver un abri sûr ou pour s’approvisionner en eau et en nourriture. Il est indispensable de ne pas les oublier dans la réponse humanitaire.
Les équipes de Handicap International prêtes à intervenir
Handicap International est présente au Vénézuéla depuis plusieurs années et les équipes, déjà sur le terrain, s’apprêtent à déployer une réponse d’urgence. Après la première évaluation des besoins, elles préparent désormais une réponse en réadaptation physique et fonctionnelle d’urgence – une intervention cruciale dès les premières heures de la catastrophe pour prendre en charge et soulager les personnes blessées et éviter les handicaps à long terme.
De plus, l'organisation se tient prête à réorienter une partie de ses opérations d’aide, notamment en santé mentale et soutien psychosocial ainsi qu’en organisant des distributions de produits de première nécessité (couvertures, savon, brosses à dents, etc.), pour accompagner les personnes handicapées ayant tout perdu dans la catastrophe.