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Handicap International demande plus d'attention pour les femmes refugiées handicapées

Bruxelles, vendredi 6 mars – En temps de crise les femmes en situation de handicap sont particulièrement vulnérables. Ce 8 mars, Journée Internationale des droits des femmes, Handicap International demande plus d’attention pour les femmes réfugiées handicapées. Celles-ci courent deux fois plus de risques de subir des violences et abus sexuels et d’être exclues de l’aide humanitaire.

Selon les Nations unies les femmes et les filles représentent environ 50% de toute population de réfugiés, de déplacés internes ou d'apatrides. Et on estime qu'au moins une sur cinq a déjà été victime de violence sexuelle. 

Alors que les personnes handicapées font partie des personnes les plus marginalisées et sont frappées de manière disproportionnée lors des conflits et des situations d'urgence, la situation des femmes handicapées est pire encore. C’est pourquoi, dans le cadre de la Journée Internationale des droits des femmes, Handicap International attire l’attention sur la situation des femmes réfugiées handicapées.

Exclues de l'aide humanitaire

Selon une enquête menée en 2019 par Handicap International dans un camp de réfugiés au Soudan du Sud, les femmes handicapées sont d'avantage vulnérables que les hommes ou les femmes sans handicap et même que les hommes handicapées, en matière d'accès aux services et à l'aide sociale. En général, 84 % des répondants handicapés ont fait état de leur vulnérabilité à la violence et aux abus. 

Comme les crises humanitaires peuvent exacerber les limitations d'accès aux services, les personnes handicapées se retrouvent marginalisées. Elles sont volontairement exclues de l'aide humanitaire tout en étant particulièrement exposées à la violence, à l'exploitation et aux abus, y compris la violence sexuelle et sexiste.

Prises au piège

Pendant certaines attaques, des personnes ayant des difficultés de mobilité ne peuvent pas fuir avec leurs familles. Lina, une femme handicapée vivant dans le camp de réfugiés à Juba, au Soudan du Sud, raconte : « Lorsque la guerre a éclaté, mon village a été attaqué. Mon mari a dû fuir pour ne pas se faire tuer, mais je n’ai pas pu partir avec lui. Je suis restée seule au village avec mes enfants. Je ne pouvais pas me déplacer, ni sortir à l’extérieur pour aller chercher de l'eau. » 

Handicap International appelle les pays d’accueil et les acteurs humanitaires à renforcer l'intégration des femmes réfugiées handicapées dans la réponse humanitaire, tant en termes de protection que d'assistance, conformément aux engagements pris dans la Charte sur l'intégration des personnes handicapées dans l'action humanitaire.

Diana Diana Diana Diana

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DIANA VANDERHEYDE

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d.vanderheyde@hi.org