Accès direct au contenu

Indonésie : 200 000 personnes ont toujours besoin d'aide

Réadaptation Urgence
Indonésie
Suite au séisme et au tsunami qui ont frappé la province de Sulawesi en Indonésie, le 28 septembre, Handicap InternationaI soutient les personnes affectées, en collaboration avec l’association IFI.
Un kiné assis à même le sol sur un tapis, examine le genou d'une dame assise sur une chaise

Le 28 septembre dernier, l’Indonésie a été touchée par un séisme, suivi d’un tsunami, qui ont causé la mort de plus de 2 000 personnes et blessé plus de 4 000 personnes. Plus de 68 000 maisons ont été détruites ou endommagées, et plus de 200 000 personnes ont été déplacées. Handicap International aide les victimes de la catastrophe, en collaboration avec l’association partenaire Ikatan Fisioterapis Indonesia (IFI).

200 000 personnes ont toujours besoin d’aide

« Deux mois après le séisme, la situation est toujours très difficile pour de nombreuses victimes de la catastrophe, », explique Cheria Noezar, coordinatrice opérationnelle pour HI en Indonésie. Des milliers de personnes, qui ont perdu leur maison, vivent toujours dans des abris temporaires, composés de bâches, ou dorment sous tentes. 200 000 personnes ont urgemment besoin d’avoir accès à un abri, aux soins de santé et aux soins de rééducation, ainsi qu’aux installations sanitaires. De nombreuses personnes qui ont été blessées à la moelle épinière, à la tête, ou ont été amputées n’ont pas encore reçu les traitements appropriés. Une de nos priorités est d’assurer des soins de réadaptation auprès des victimes afin d’éviter l’apparition de handicaps sur le long terme ».

Des soins de réadaptation d’urgence

Le 24 et 25 novembre, une formation a été organisée, en collaboration avec l’association IFI, à Makassar City. Sudan Rimal, expert en réadaptation pour Handicap International au Népal, a enseigné à dix kinésithérapeutes de cette association la prise en charge des victimes suite à une urgence : comment masser un moignon, comment accompagner une victime traumatisée, etc. Suite à cette formation, ces kinésithérapeutes se sont rendus dans les zones de Donggala, de Sigi et de Palu . Ils vont prodiguer des soins de réadaptation à au moins 900 personnes blessées et enseigneront les gestes essentiels aux membres de la famille.

Ne pas oublier les plus vulnérables

HI et IFI identifient également les personnes les plus fragiles en se rendant à leur domicile, et les renvoient auprès d’autres associations partenaires  afin qu’elles puissent bénéficier d’autres services (éducation, soins de santé, etc.). « De nombreuses personnes handicapées ne connaissent pas leurs droits à Palu. Leurs besoins sont trop souvent ignorés et pas suffisamment pris en compte. Nous rencontrons notamment beaucoup de personnes qui ont des blessures sévères (fractures, etc.) suite au séisme, mais qui n’ont pas cherché d’aide car cela n’était pas considéré comme une priorité par leur entourage. La prise en compte de leurs besoins est une des priorités pour HI », conclut Cheria Noezar.

Pour aller plus loin

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives
© Patrick Meinhardt / HI
Santé Urgence

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives

Alors que l’Europe constitue désormais l'épicentre de la pandémie de coronavirus, le virus continue de se propager à travers la planète, semant le désarroi le plus total. Le nombre de personnes atteintes augmente chaque jour. Face à cette situation inédite et dramatique, Handicap International prend des mesures exceptionnelles pour protéger ses équipes tout en préservant ses capacités opérationnelles.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».