Accès direct au contenu

Lutter contre les mines et les sous munitions

Démineur en Mozambique

© J-J. Bernard / Handicap International

Handicap International s’est impliqué activement dans la lutte contre les engins de guerre non explosés depuis sa création. En plus des ses actions sur le terrain - déminage, sensibilisation aux risques, assistance aux victimes - Handicap International s’associe en 1995 avec cinq autres organisations pour créer la Campagne Internationale pour interdire les mines (ICBL – International Campaign to Ban Landmines). La Campagne prend très vite de l’ampleur et réclame une interdiction totale des mines antipersonnel. Un appel qui aboutira, au terme d’un long processus, à la signature du Traité d’Ottawa en 1997. Cette même année, ICBL obtiendra le prix Nobel de la paix.

En 2005, alors que le nombre de nouvelles victimes de mines tend à diminuer, Handicap International et ses partenaires de la Cluster Munitions Coalition pointent un autre fléau : les armes à sous-munitions. Dans un rapport, notre organisation mettra en avant le fait que 98% des victimes recensées sont des civils. Notre appel à interdire les armes à sous-munitions finira par être entendu et le 3 décembre 2009, 94 Etats signeront la Convention d’interdiction des armes à sous-munitions à Oslo.

Nos actions :

  • L’éducation aux risques des mines et résidus explosifs de guerre ayant pour but de sensibiliser les populations touchées aux dangers des mines et autres engins de guerre non explosés.
  • L’assistance aux victimes de mines et résidus explosifs de guerre : soutien spécifique aux victimes d’accident par mines, que ce soit en leur fournissant un appareillage, une meilleure prise en charge médicale, par un soutien psychologique, ou encore en leur donnant les moyens de faire valoir leurs droits auprès des autorités de leur pays.
  • Déminage et neutralisation-destruction de résidus explosifs de guerre : dépollution des zones infectées en fonction des impératifs humanitaires en relation étroite avec les communautés locales. Ces projets incluent également un volet de formation des démineurs aux standards internationaux en matière de nettoyage des zones touchées.
  • Des projets de collectes de données et d’études d’impact socio-économiques sur les effets négatifs générés par la présence de mines et résidus explosifs de guerre.
  • Le plaidoyer : action de sensibilisation auprès des Etats afin qu’ils adhèrent aux Traités d’interdiction d’Ottawa et d’Oslo et qu’ils mettent en œuvre les dispositions contenues dans ces traités. Les Ban Advocates – un groupe de personnes touchées directement ou indirectement par les armes à sous-munitions rassemblées par Handicap International et qui témoignent partout dans le monde- mènent des actions de plaidoyer. 

ENVIE DE SOUTENIR NOS ACTIONS DE DÉMINAGE ? CLIQUEZ ICI.

Pour aller plus loin

" Les bombardements dans les zones peuplées ont renvoyé le Yémen 25 ans en arrière"
© HI
Mines et autres armes

" Les bombardements dans les zones peuplées ont renvoyé le Yémen 25 ans en arrière"

L'utilisation des armes explosives dans les zones peuplées au Yémen ont entraîné un retour en arrière. C'est l'une des constatations importantes du rapport « Condamnation à mort pour les civils : l'impact à long terme des armes explosives en zones peuplées au Yémen » publié par Handicap International le vendredi 12 juin.

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Laos : deux victimes de sous-munitions témoignent
© N. Lozano Juez / HI
Mines et autres armes

Laos : deux victimes de sous-munitions témoignent

Ils vivent dans le même village. Ils ont tous les deux été touchés par l'explosion d'une sous-munition. Kua Tcho Tor d'abord et, 30 ans plus tard, Chue Por Vang.