Accès direct au contenu

Le coq wallon ensanglanté projeté sur le Parlement wallon

Belgique
Le coq wallon ensanglanté a été projeté sur le Parlement wallon la nuit du 20 au 21 août pour que cessent les ventes d’armes à des pays criminels de guerre.
Un coq wallon rouge sang projeté sur le parlement wallon, vue de nuit

À l’occasion du septième anniversaire du décret wallon relatif à l’importation, à l’exportation, au transit et au transfert d’armes civiles et de produits liés à la défense, huit organisations dont Handicap International, ont projeté cette nuit sur les murs du Parlement wallon, de l’Élysette et de la citadelle, à Namur, le coq wallon ensanglanté avec le message « STOP ! #WallonieImmorale ».

Handicap International s'est associée à une colation mise en place par Amnesty International rassemblant également le CNCD-11.11.11, la Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, Greenpeace Belgium, Médecins du Monde Belgique, la Ligue des Droits Humains et Oxfam Solidarité. Cette coalition appelle le futur gouvernement wallon à cesser ses ventes et exportations d'armes à destination des pays qui commettent de graves violations des droits humains.

Un coq ensanglanté

Les organisations ont choisi le jour de solstice d’été pour cette projection afin de symboliser la nouvelle orientation que doit prendre le commerce des armes wallonnes, avec une procédure d’octroi des licences d’exportation plus transparente. Avec le coq, animal qui annonce le lever du jour, elles ont voulu adresser un message fort à la nouvelle majorité parlementaire et au futur gouvernement, en leur demandant de ne plus se rendre complices de crimes de guerre au Yémen en continuant de vendre des armes à l’Arabie saoudite.

Une procédure plus transparente

Les organisations appellent notamment à une révision du décret pour rendre la Commission d'avis moins opaque et pour permettre au Parlement de jouer son rôle de contrôle grâce à un meilleur accès à l'information.

Le Parlement ne dispose d’aucun outil opérant pour contrôler l’action du gouvernement, et plus particulièrement celle du Ministre-président, qui est actuellement le seul et unique responsable de l’octroi ou du refus d’une licence. La périodicité des rapports détaillant les décisions d’octroi des licences d’exportation d’armes pose aussi problème.

Suite à la parution en mai dernier dans divers médias des résultats d’une enquête révélant l’utilisation d’armes wallonnes au Yémen par l’Arabie saoudite – notamment par la Garde nationale, Handicap International a rejoint Amnesty International et 6 autres organisations pour demander la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin que toute la lumière soit faite sur la présence de ces armes sur le terrain yéménite, et sur les avis rendus par la Commission qui a permis la signature des licences d’exportations d’armes vers l’Arabie saoudite par le ministre-président.

Signez la pétition

Les organisations signataires de l’appel mettront prochainement en place un outil de référence sur la politique et les actions entreprises par la Wallonie en matière de commerce des armes, qui permettra d'évaluer le respect ou non de ses obligations internationales.

Vous pouvez soutenir cet appel, en signant la une pétition. Elle s’adresse également aux autres niveaux de pouvoir, européen et fédéral, afin qu’ils fassent passer la vie de civils innocents et le respect de leurs engagements internationaux devant les intérêts économiques particuliers.

Pour aller plus loin

Interview : de l'Asie à HELASIA
© HI
Droits

Interview : de l'Asie à HELASIA

Fin février, Griet a déménagé à Addis Abbeba en Ethiopie, où elle va relever un nouveau défi pour Handicap International. Avant de partir, elle a répondu à quelques questions sur ses expériences en Asie et ce qu'il attend avec le projet HELASIA.

Avec 2 chaussettes, vous êtes plus fort
© Handicap International / Done By Friday
Réadaptation

Avec 2 chaussettes, vous êtes plus fort

En décembre, Handicap International lançait sa campagne #ItTakesTwo pour mettre en avant l'importance de la réadaptation physique. Vous pouvez nous aider à faire passer le message !

40 jours pour traverser l'Atlantique
© Van Durme Brothers

40 jours pour traverser l'Atlantique

Ils l'ont fait ! Les frères Damien et Bernard Van Durme sont arrivé à Antigua le 21 janvier, avant le lever du soleil après avoir ramé 39 jours, 21 heures et 2 minutes.