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Portrait : Une vie bouleversée

Insertion
Haïti
Le séisme de 2010 a détruit la vie de Dieula. Aujourd’hui elle est bénévole dans l’équipe pédiatrie de Handicap International, car elle veut redonner ce qu’elle a reçu comme aide après le tremblement de terre. Et avant tout, elle rêve de pouvoir prendre en charge sa maman.
Dieula

Le séisme de 2010 a détruit la vie de Dieula. Aujourd’hui elle est bénévole dans l’équipe pédiatrie de Handicap International, car elle veut redonner ce qu’elle a reçu comme aide après le tremblement de terre. Et avant tout, elle rêve de pouvoir prendre en charge sa maman.

Le 12 janvier 2010 était un jour noir pour Dieula Pierre Charles. Le tremblement de terre a complément détruit la maison dans laquelle  elle se trouvait. Elle est  la seule personne à être sortie vivante de la maison. Les six autres personnes présentes,  amis et famille, n’ont pas survécu. Aujourd’hui, Dieula (22 ans) est une femme forte. Elle a fait la moitié de ses études de médecine,  partage une maison avec des amies et travaille comme bénévole pour Handicap International. Mais les grandes cicatrices sur ses bras et son regard un peu triste trahissent une vie qui n’est pas facile. 

« Après le tremblement de terre, je n’arrivais plus à marcher. Grâce aux soins de réadaptation de Handicap International, j’ai réappris. Il y a juste ma main droite qui n’est pas souple. Il faut que je fasse des exercices régulièrement, pour que je ne perde pas plus de souplesse. » Dieula participe à la formation de couture de Françoise, car elle y est obligée d’utiliser ses mains. « En plus, ça me détend. Et ça me fait bien de partager mes expériences avec les autres femmes. »

Dieula est l’ainée de trois frères et deux sœurs. « Notre maison s’est complètement effondrée lors du tremblement », raconte-elle. « Ma famille a été était obligée de déménager. Ils habitent en province et me manquent énormément. » Quand elle parle de sa maman, elle a les larmes aux yeux. « Mon père est décédé. Ma maman est toute seule, mais elle ne peut pas prendre soin d’elle, parce qu’elle a un handicap mental qui a empiré depuis le séisme. Mes frères et sœurs sont dépendants de l’aide qu’ils reçoivent des voisins ou des amis, mais c’est difficile, parce que le handicap mental est mal vu en Haïti. »

« Moi, j’ai de la chance. Ma marraine me donne de l’argent pour que je puisse étudier à Port-au-Prince. Dès que j’ai fini mes études et que j’ai trouvé du boulot, je veux prendre en charge ma maman. » La raison pour laquelle est veut devenir médecin est simple : elle souhaite faire pour d’autres personnes ce que les kinésithérapeutes de Handicap International et les  médecins ont fait pour elle après le séisme. Aujourd’hui elle accompagne déjà les équipes mobiles de Handicap International qui se rendent dans les communautés pour visiter des enfants IMC. Dire que Dieula est motivée, est un euphémisme.

 

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