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Syrie : près de 300 000 réfugiés syriens bloqués aux frontières

Urgence
Syrie
Ces derniers jours, le nombre de Syriens ayant fui le conflit dans le sud de la Syrie a été multiplié par quatre, passant d’environ 60 000 à 272 000 civils. L’aide humanitaire aux frontières n’est pas suffisante pour répondre aux besoins des familles déplacées. L’offensive en cours a encore limité l’accès humanitaire, que ce soit au sein du pays ou depuis l’étranger. HI appelle à maintenir l’aide transfrontalière existante, qui est absolument cruciale, et à élaborer des solutions alternatives afin d’accroître l’aide aux frontières. Cette crise aux frontières souligne le manque de solutions durables proposées aux Syriens. La communauté internationale doit mieux assumer le partage des responsabilités et apporter le soutien nécessaire à la Jordanie, qui accueille plus de 666 000 réfugiés syriens.
Vue du camp d'Azrq. En flou à l'avant-plan, le grillage qui entoure le camp. Au loin, un sol désertique, un groupe de jeunes garçons et des baraquements blancs alignés.

Ces derniers jours, le nombre de Syriens ayant fui le conflit dans le sud de la Syrie a été multiplié par quatre, passant d’environ 60 000 à 272 000 civils. L’aide humanitaire aux frontières n’est pas suffisante pour répondre aux besoins des familles déplacées. L’offensive en cours a encore limité l’accès humanitaire, que ce soit au sein du pays ou depuis l’étranger. HI appelle à maintenir l’aide transfrontalière existante, qui est absolument cruciale, et à élaborer des solutions alternatives afin d’accroître l’aide aux frontières. Cette crise aux frontières souligne le manque de solutions durables proposées aux Syriens. La communauté internationale doit mieux assumer le partage des responsabilités et apporter le soutien nécessaire à la Jordanie, qui accueille plus de 666 000 réfugiés syriens.

« Les civils ne peuvent pas pénétrer de manière sécurisée sur le territoire israélien ou jordanien. Nous exhortons les parties belligérantes à arrêter de bombarder les populations civiles et à autoriser les acteurs humanitaires à accéder à l’ensemble des populations qui en ont besoin, conformément au droit humanitaire international », déclare Jean-Pierre Delomier, directeur de l’action d’urgence pour HI.

« Le niveau élevé de destruction et de présence d’engins non explosés dans les zones résidentielles, les écoles, les hôpitaux et autres infrastructures publiques représentent un risque supplémentaire pour les populations civiles. La priorité doit être donnée à l’action contre les mines, notamment à l’éducation aux risques et à l’aide immédiate aux personnes blessées », ajoute Jean-Pierre Delomier.

Pris au piège

OCHA estime que plus de 450 000 civils ont besoin d’aide dans les gouvernorats du sud et qu’ils sont pour la plupart pris au piège. D’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH), la plupart fuient vers le plateau du Golan qui borde Israël. Quelque 60 000 civils ont pris la direction de la frontière sud avec la Jordanie. Les civils tentent d’échapper à de lourdes frappes aériennes et sont abandonnés à leur sort aux frontières dans des conditions difficiles, sans aide humanitaire adéquate. Beaucoup dorment dans des tentes, dans des abris de fortune surpeuplés ou en plein air à proximité des frontières, sans accès à un soutien médical, à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène.

 

 

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