Accès direct au contenu

Typhon Bopha : Handicap International évalue les besoins des survivants

Urgence
Le typhon Bopha, qui a frappé de plein fouet le sud des Philippines la nuit du 4 au 5 décembre 2012, a fait plus de 620 morts et plusieurs centaines de personnes sont encore portées disparues. Quelques heures après le passage du typhon la population identifiée comme sinistrée s’élevait à plus de 300.000 et près de 170 000 personnes sont réfugiées dans des hangars, des écoles, et des abris de fortune. Afin de répondre à l’urgence et d’évaluer au plus vite les besoins de la population, Handicap International participe aux premières opérations humanitaires.
une zone totalement déboisée après le passage du typhon Bopha

Le typhon Bopha, qui a frappé de plein fouet le sud des Philippines la nuit du 4 au 5 décembre 2012, a fait plus de 620 morts et plusieurs centaines de personnes sont encore portées disparues. Quelques heures après le passage du typhon la population identifiée comme sinistrée s’élevait à plus de 300.000 et près de 170 000 personnes sont réfugiées dans des hangars, des écoles, et des abris de fortune. Afin de répondre à l’urgence et d’évaluer au plus vite les besoins de la population, Handicap International participe aux premières opérations humanitaires.

"Les Philippines sont régulièrement touchées par des tempêtes tropicales de forte intensité et les équipes de Handicap International, présentes dans le pays depuis 1985, ont donc mis en place des mécanismes de réponse d’urgence. Pour Catherine Vasseur, qui dirige les opérations de l’association dans le pays, la violence de Bopha a été sans précédent cette année : « L’intensité de ce typhon a dépassé de très loin les tempêtes auxquelles la population a dû faire face cette année. L’accès aux zones les plus touchées est encore très difficile, voire impossible et les dégâts sont immenses. De nombreuses personnes sont encore portées disparues et pourtant il est essentiel d’avoir une évaluation précise de la situation et des besoins des populations pour mettre en place une réponse rapide et efficace. C’est pourquoi nous concentrons aujourd’hui nos efforts sur les opérations d’évaluation. »

L’équipe de Handicap International aux Philippines a été formée aux interventions d’urgence et aux mesures de réduction des risques de catastrophes naturelles. « Ces équipes sont actuellement mobilisées pour conduire les premières évaluations à Cagayan de Oro et Iligan, à Butuan, au nord de l’ile de Mindanao et à Davao. Nous travaillons avec des associations de personnes handicapées partenaires, mais aussi avec l’ensemble des acteurs humanitaires et des autorités locales, afin de pouvoir rapidement mettre en œuvre les opérations de secours. Les premières observations font état de destructions d’habitations et d’infrastructures très importantes, en raison de vents ayant dépassé les 200km/h, mais aussi de glissements de terrain liés aux fortes précipitations. »

Dans une situation d’urgence humanitaire où des dizaines de milliers de personnes sont touchées, les mécanismes de solidarité communautaires et institutionnels sont perturbés, rendant les personnes déjà fragiles encore plus vulnérables. L’accès aux biens de première nécessité, comme l’eau, la nourriture ou un abri, mais également aux soins devient rapidement problématique et Handicap International fera donc en sorte de garantir l’accès des personnes les plus vulnérables[i] à ces services. « En fonction des résultats des évaluations menées en ce moment, nous déciderons de déployer des équipes chargées d’assurer l’accès des personnes vulnérables et en particulier des personnes handicapées aux services de première nécessité, explique Catherine Vasseur. Du fait de notre présence dans les régions affectées et de nos bonnes relations avec les populations et les autorités locales, nous serons en mesure de jouer un rôle essentiel dans la mise en place d’une réponse humanitaire prenant bien en compte les besoins de tous, et en particulier des plus faibles. Nous espérons ainsi limiter autant que possible les conséquences déjà catastrophiques de cette tempête et permettre à la population de se réorganiser et de se relever dans les meilleures conditions possibles. »



[i]Les personnes vulnérables peuvent regrouper les femmes enceintes, femmes isolées, de personnes malades, personnes âgées, personnes handicapées, qui se trouvent de fait en situation de grande précarité suite à une catastrophe.

Pour aller plus loin

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives
© Patrick Meinhardt / HI
Santé Urgence

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives

Alors que l’Europe constitue désormais l'épicentre de la pandémie de coronavirus, le virus continue de se propager à travers la planète, semant le désarroi le plus total. Le nombre de personnes atteintes augmente chaque jour. Face à cette situation inédite et dramatique, Handicap International prend des mesures exceptionnelles pour protéger ses équipes tout en préservant ses capacités opérationnelles.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».