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1 – Là où ça commence

Episode 1 de notre série de l'été  sur les pas de Didier Demey

Didier Demey

Janvier 2001, mon premier départ. C’était pour l'Angola et, à vrai dire, je ne m'en souviens pas particulièrement. En même temps, c’était il y a presque 20 ans, ça explique. Au moment du départ, il y a sans doute eu un peu d’anxiété et pas mal d’excitation qui se chamaillaient à savoir qui était la plus forte, et même peut-être quelques larmes qui n'auront pas duré. Après cette première mission en Angola, il y eu à nouveau l'Angola, une deuxième puis une troisième fois après un passage de quelques mois en Corée du Nord. Ensuite, sans faire de vague, la Chine et surtout le Tibet a pointé le bout du nez, et j'ai eu du mal à m'en défaire.  Et aujourd’hui, le Vietnam. 4 pays en 20 ans, c'est pas beaucoup. Je dois être casanier dans mon expatriation, je suppose. 

Je m’appelle Didier. Au départ, j’étais  kinésithérapeute. Je faisais des trucs avec mes mains, mon dos, mes cuisses et mes épaules aussi. Je tirais, je poussais mais beaucoup j'aidais à tenir debout celles et ceux  pour qui se tenir debout avait de la valeur. Mes premières missions, c’était essentiellement de la formation, de l’accompagnement, des soins… Ensuite, je me suis senti plus utile dans des positions où l'on coordonne, on appuie, on gère des ressources pour finalement, sans l’avoir vraiment cherché, me retrouver directeur de programme/gestionnaire pays  au Vietnam.

C’est utile, un directeur de programme. En général ça s’assure que la machine est bien huilée et qu’elle avance dans la bonne direction. Par contre, ce n’est pas terrible à raconter - dire des réunions, des tableaux Excel, des rapports qu’on lit ou, quand on est moins chanceux, que l’on écrit, ce n’est pas ce qu’il y a de plus passionnant. Mais j’ai quelques souvenirs, de nos projets et de nos activités, mais surtout de personnes remarquables que je peux partager... Si ça vous dit, on se retrouve ici dans quelques jours et je vous raconte… 
 

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