Gaza : 10 équipes déployées

  • Un kiné assis à côté d'un homme blessé à la main gauche et amputé du bras droit. Le kiné examine le moignon de l'homme, assis penché en avant sur un coussin

Plus de 13 000 personnes ont été blessées depuis mars dernier suite aux manifestations qui ont eu lieu à la frontière entre Gaza et Israël. HI vient de  déployer 10 équipes d’urgence afin d’apporter des soins de réadaptation et un soutien psychologique aux populations affectées de Gaza.

Plus de 13 000 personnes  ont été blessées depuis le début des manifestations en mars dernier à la frontière entre Gaza et Israël. Parmi celles-ci, 11%  des blessés risquent de développer un handicap permanent. L’association a déployé 10 équipes composées d’ergothérapeutes, de kinés, d’infirmiers, d’un travailleur social et d’un psychologue. Plus de 40 professionnels de la réadaptation sont mobilisés. Les équipes proposent des soins de réadaptation auprès des populations affectées, à domicile, et leur proposent un soutien psychologique.

"On sent une forme de désespoir"

« Plus de 5000 personnes ont été victimes de gaz lacrymogènes, et plus de 3 000 personnes ont été blessées par balles. Nombre d’entre elles ont été touchées aux jambes, et souffrent de fractures du tibia, qui nécessitent plusieurs interventions chirurgicales et des soins de réadaptation sur le long terme. Ces soins sont essentiels et doivent être procurés immédiatement, afin d’éviter l’apparition de handicap », explique Bruno Leclercq, directeur de HI pour la Palestine. Il ajoute : « Les soins psychologiques que HI propose aux patients sont fondamentaux. Les victimes ont vécu un traumatisme, certaines risquent de perdre une jambe, ou de se retrouver immobilisées pendant des mois. Ces accidents entrainent beaucoup de peine, et les personnes affectées doivent soudainement repenser intégralement leur vie quotidienne. C’est très dur ».

HI va venir en aide à 1 500 personnes blessées, et conseiller plus de 7000 proches de blessés sur la gestion des blessures, la réadaptation et le soutien psychologique.

« Aujourd’hui, à Gaza, on sent une morosité, une forme de désespoir. Cette situation ne fait que détériorer un contexte social et économique déjà très fragile. En parallèle, les populations affectées font preuve d’une vrai résilience et de beaucoup de courage », ajoute Bruno Leclercq.

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