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L'interdiction des armes à sous-munitions 'fête' son premier anniversaire

Mines et autres armes
Le 1er août, cela fait très exactement un an que la Convention relative aux armes à sous-munitions est entrée en vigueur : les stocks doivent être détruits, les terres débarrassées de ces armes en cours de nettoyage et les survivants recevoir une assistance. Mais l'enthousiasme doit être tempéré: pour la première fois depuis des années, on a de nouveau employé des sous-munitions pour faire la guerre.
Soram, Ban Advocates, lors de la signature du traité en décembre 2008

Le 1er août, cela fait très exactement un an que la Convention relative aux armes à sous-munitions est entrée en vigueur : les stocks doivent être détruits, les terres débarrassées de ces armes en cours de nettoyage et les survivants recevoir une assistance. Mais l'enthousiasme doit être tempéré: pour la première fois depuis des années, on a de nouveau employé des sous-munitions pour faire la guerre.

Un anniversaire avec des sentiments mitigés donc. Début 2011, le colonel Kadhafi a utilisé des sous-munitions en Libye. En février, la Thaïlande s’est également servie de cette arme durant le conflit frontalier qui l’a opposée au Cambodge voisin. Et ceci malgré le fait qu’un traité international interdise cette arme.

Il y a malgré tout de bonnes nouvelles. Entretemps, 109 pays se sont rangés derrière la Convention ; 22 ont l’inscrite dans leur législation nationale. Plus de 589.000 sous-munitions et de 64 millions d’engins explosifs ont été désamorcés et huit pays, dont la Belgique, ont totalement détruit leurs stocks.

Handicap International, membre fondateur de la Coalition contre les armes à sous-munitions (CMC) appelle aujourd’hui tous les pays à rejoindre la Convention. « C’est en effet la seule façon de gagner le combat contre cette arme inacceptable, sauver des vies offrir une perspective aux pays qui doivent se débarrasser de leurs sous-munitions et apporter de l’espoir aux survivants. »

Handicap International se tient depuis sa création aux côtés des personnes handicapées et en particuliers des survivants d’accidents de mines ou de sous-munitions. Handicap International leur donne les soins de réadaptation nécessaires mais aussi une place dans la société en les aidant à avoir un emploi et en leur offrant un soutien psychologique, pour eux-mêmes et leurs familles. Handicap International veut aussi qu'ils soient impliqués dans tout ce qui les concerne. C’est exigé par la Convention relative aux armes à sous-munitions. Elle place la barre très haut en faveur des survivants et des personnes handicapées sans discrimination. C'est un défi pour lequel le Nord et le Sud doivent lutter et collaborer de toute urgence.

Les regards se tournent désormais vers la Deuxième Conférence des Etats parties qui se tiendra du 12 au 16 septembre à Beyrouth au Liban.

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