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«Les besoins au Yémen sont immenses et urgents»

Urgence
Depuis le début de la guerre au Yémen voici deux ans, il ne se passe pas un jour sans violences. Les besoins en réadaptation sont énormes, alors que les services ont fortement diminué. Handicap International intervient pour répondre aux besoins les plus urgent de la population yéménite.
Un membre de Handicap International examine la jambe d'un homme blessé, allongé sur un lit d'hôpital

Depuis le début de la guerre au Yémen voici deux ans, il ne se passe pas un jour sans violences. Les besoins en réadaptation sont énormes, alors que les services ont fortement diminué. Handicap International intervient pour répondre aux besoins les plus urgent de la population yéménite.

Avec le conflit commencé en mars 2015, les besoins en réadaptation ont augmenté alors que les services dans le domaine, déjà faibles auparavant dans le pays, ont fortement diminué.

« Après deux ans de guerre, la crise au Yémen reste largement oubliée par la communauté internationale. Pourtant, avec plus de 50 000 morts ou blessés, et 3 millions de personnes déplacées, les besoins humanitaires restent immenses. Des milliers de personnes ont besoin de soins en réadaptation physique et fonctionnelle " déclare Arnaud Pont, resposnable des actions d'urgence de Handicap International au Yémen.

L’association fournit des soins en réadaptation dans un centre spécialisé et dans les services de réadaptation de deux hôpitaux de la capitale du Yémen. En moyenne, 250 personnes par mois bénéficient ainsi du soutien de Handicap International.

Pour faire face aux besoins, l’association a formé 235 agents de santé. Elle les accompagne lors de la prise en charge des patients. En un an et demi, elle a fourni presque 7 000 aides à la mobilité - des fauteuils roulants ou des béquilles par exemple - ainsi que du matériel pour le personnel médical comme des tables de consultation

Des civils traumatisés par les violences

" Nombreuses sont les personnes à avoir besoin d'une aide psychologique pour faire face aux traumatismes des violences" ajoute Arnaud Pont.

Les 4 500 personnes ont également bénéficié de séances de soutien psychologique. Etre victime d’une explosion, être blessé lors d’échanges de tirs, assister à la mort d’un proche, etc. sont des expériences traumatisantes. De nombreuses personnes se retrouvent en état de stress, de dépression ou de choc…

Handicap International organise ainsi des sessions de prise de parole, individuelles ou en groupe, pour aider les personnes à surmonter cette épreuve : parler du traumatisme, des difficultés rencontrées éventuellement dans la vie quotidienne, crée des liens entre les personnes qui ont vécu des expériences analogues et les aide à se reconstruire.

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