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Libye : les dangers des restes explosifs de guerre

15/9/11 : Un spécialiste du déminage est parti cette semaine en Libye. Sa mission : identifier les risques liés à la présence d’engins non explosés prés des zones d’habitation et préparer une éventuelle action de déminage.
Des explosifs abandonnés en Libye

Un spécialiste du déminage est parti cette semaine en Libye. Sa mission : identifier les risques liés à la présence d’engins non explosés prés des zones d’habitation et préparer une éventuelle action de déminage.

La chute du régime de Mouammar Kadhafia été marquée par la fin des combats dans la plupart des villes libyennes. « Dans ce contexte, le premier réflexe des populations, c’est de retourner chez elles, explique Frédéric Maio, responsable des actions engagées par Handicap International en Libye. Les habitants d'Ajdabiya et Brega par exemple, ont fui les combats et se sont déplacés vers des camps de réfugiés de Bengazi. En rejoignant leurs villes, ils encourent le risque, souvent mortel, de se confronter à des armes non explosées. Les familles n’attendent pas que les dangers aient été évalués, et reprennent possession de leurs logements. C’est là qu’elles s’exposent à des risques qu’elles ne connaissent pas forcément ».

C’est la raison pour laquelle Handicap International a mis en place des actions de prévention. Il s’agit donc d’expliquer aux civils la menace que peut faire peser sur eux la présence de munitions, d’obus, de bombes qui n’ont pas explosé et se trouvent parfois jusque dans les maisons.

L’association mène un projet de réduction des violences armées en Libye depuis mars dernier à Benghazi,  Ajdabiya… Elle poursuit ses actions de prévention entamées auprès de la population, avec la volonté de les étendre le plus rapidement possible à Misrata, ville particulièrement affectée par les affrontements entre forces de Kadhafi et insurgés. Des documents de sensibilisation aux risques des mines ou restes explosifs de guerre ont été diffusés dans cette ville et jusqu'à la frontière tunisienne. Handicap International s'appuie aujourd'hui sur une vingtaine de personnes, dont bientôt six expatriés, et sur une centaine de volontaires formés pour effectuer des séances de sensibilisation.

Pour compléter ce dispositif, un spécialiste du déminage est parti ce mardi en Libye, afin de mesurer les besoins en la matière (recensement des zones affectées par les mines ou restes explosifs de guerre) tout en assurant un travail de concertation avec les autorités et les autres acteurs présents sur place. Il se rendra donc dans les villes qui ont été le théâtre de violents combats pour en mesurer l’impact. En fonction des besoins recensés et de l’engagement des différents acteurs humanitaires, Handicap International pourrait développer une capacité de déminage et de dépollution des zones affectées par la présence de restes explosifs de guerre. Il s’agirait alors de former une équipe de démineurs libyens chargés de rendre possible l’accès aux zones d’habitation.

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