Accès direct au contenu

Ne laisser aucun élève de côté

Insertion Santé
Sénégal
Au Sénégal, Handicap International organise des consultations médicales dans les écoles primaires, pour identifier à temps des pathologies qui peuvent entraîner des retards ou des abandons scolaires. Adama a longtemps vu sa scolarité entravée par ses problèmes de vue. « En classe, je n’arrivais jamais à lire ce que le professeur écrivait ! »
Portrai d'Adama portant ses lunettes

Au Sénégal, Handicap International organise des consultations médicales dans les écoles primaires, pour identifier à temps des pathologies qui peuvent entraîner des retards ou des abandons scolaires. Adama a longtemps vu sa scolarité entravée par ses problèmes de vue. « En classe, je n’arrivais jamais à lire ce que le professeur écrivait ! »

Adama, 12 ans, a été l’une des premières bénéficiaires de ce projet d'éducation inclusive mis en oeuvre par Handicap International dans les région de Dakar et de Zigunichor [1]. L'enfant avait des problèmes de vision qui entravaient sa scolarité.

Ses proches n’avaient pas les moyens de l’aider. Une paire de lunettes adaptées coûte au minimum entre 15 000 et 60 000 francs CFA (entre 23 et 100 euros environ [2]), un coût inaccessible pour ses parents qui sont tous deux des petits commerçants du quartier de la Patte d’Oie, à l’Est de Dakar.

Faute de lunettes, Adama ne pouvait pas suivre les cours normalement. « Comme je n’arrivais pas à comprendre, je ne voulais jamais aller au tableau, j’avais honte. » explique Adama. Ses notes devenaient mauvaises. La peur d’aller au tableau s’est progressivement muée en peur d’aller à l’école. Adama risquait de se renfermer sur elle-même.

« Je veux devenir docteur ! »

Jusqu'à ce qu'une équipe de Handicap International arrive à l'école d'Adama pour organiser une visite médicale. Le cas d’Adama était loin d’être isolé. Elle a reçu une paire de lunettes de la part de Handicap International, comme 150 autres enfants dans le même cas qu’elle. Aujourd’hui, Adama peut de nouveau suivre les cours. « Je veux devenir docteur pour aider les enfants comme moi » déclare-t-elle fièrement !

En 2014 et en 2015, Handicap International a ainsi mené des visites médicales dans 31 écoles primaires dakaroises pour repérer les élèves souffrant de pathologies pouvant affecter leurs résultats scolaires. Sur les 18 850 élèves qui ont bénéficié des consultations organisées par l’association, 1 038 ont été diagnostiqués avec des pathologies diverses. La majeure partie des pathologies détectées était constituée de problèmes bénins nez-gorge-oreilles et visuels. Lorsqu’un problème sérieux est détecté, l’élève est renvoyé vers un spécialiste. Les différentes phases de ce processus sont entièrement prises en charge par le projet.

[1] Avec le soutien de l’UNICEF et de l’AFD
[2] Revenu national brut par habitant au Sénégal : 80 EUR / mois (Banque Mondiale, 2014)

Pour aller plus loin

COVID-19 : une crise mondiale et globale
HI
Prévention Santé

COVID-19 : une crise mondiale et globale

Combien de personnes sont ou vont être touchées par le COVID-19 dans les pays d’intervention de Handicap International ? Difficile d’avoir des chiffres exacts. Ce qui est certain, c’est que la crise touche les plus vulnérables et aggrave les situations déjà problématiques.

Népal : maintenir les séances de réadaptation malgré l’épidémie
© HI
Réadaptation Santé

Népal : maintenir les séances de réadaptation malgré l’épidémie

Le Népal est également touché par l’épidémie de Covid-19. Parce qu’il est essentiel d’éviter une rupture dans le processus de soins, Handicap International a continué de mener des séances de réadaptation auprès des personnes qui en avaient besoin, en respectant les mesures sanitaires.

Le Covid-19 à travers le regard d’expatriés belges
© HI
Santé

Le Covid-19 à travers le regard d’expatriés belges

Comment se portent les autres pays pendant la crise de Coronavirus ? Nous avons posé la question à trois de nos employés belges à l'étranger : Virna Marchesin, responsable de nos actions à Cuba, Martin Jacobs, expert en réhabilitation technique au Vietnam, et Youri Francx, coordinateur de nos opérations en Ouganda.*