Accès direct au contenu

Tempête aux Philippines : une chaise pour Joshua

Urgence
Le mois dernier, la tempête tropicale Washi a contraint Joshua (10 ans) à abandonner sa maison pour se réfugier dans le centre d'évacuation de son école locale. En situation de handicap, il a dû faire face à encore plus de difficultés que les autres réfugiés. Pour assurer sa sécurité et résoudre certains problèmes associés à son état de santé, Handicap International a décidé  de remplacer sa vieille chaise roulante, massive et encombrante, par une neuve.
image de Joshua Diegas qui vient de recevoir une nouvelle chaise roulante

Le mois dernier, la tempête tropicale Washi a contraint Joshua (10 ans) à abandonner sa maison pour se réfugier dans le centre d'évacuation de son école locale. En situation de handicap, il a dû faire face à encore plus de difficultés que les autres réfugiés. Pour assurer sa sécurité et résoudre certains problèmes associés à son état de santé, Handicap International a décidé  de remplacer sa vieille chaise roulante, massive et encombrante, par une neuve.

Le vendredi 16 décembre 2011, dans le sillage du typhon Washi (également connu localement sous le nom de Sendong), 10 heures de pluies torrentielles se sont abattues sur les Philippines, causant des crues subites sur Mindanao (au sud du pays), une zone où les tempêtes tropicales sont habituellement rares. En l'espace d'une nuit, la tempête Washi a fait près d'un millier de morts.  Selon les Nations Unies, plus de 50 000 maisons furent endommagées et environ 1,1 million de personnes furent affectées par cette catastrophe. Un mois plus tard, 26 000 survivants vivent toujours dans des centres d'évacuation largement surpeuplés de Cagayan de Oro et d'Iligan. Près de 200 000 personnes supplémentaires ont cherché refuge dans des abris de fortune ou auprès leur famille dans leur région d'origine.

Handicap International est présente aux Philippines depuis plus de 20 ans. Cette présence nous a permis de mettre en place des procédures de réponse rapide, qui ont d'ailleurs été activées dès le début de la catastrophe. « Les personnes les plus faibles d’un point de vue physique ont davantage de difficultés à se rendre dans les centres d'évacuation et à bénéficier de l'aide humanitaire. C'est paradoxal, mais ce sont généralement les personnes qui en ont le plus besoin qui doivent se battre encore plus pour obtenir de l'aide » a déclaré Catherine Vasseur, directrice des opérations de Handicap International dans le pays.

Par conséquent, Handicap International essaie de cibler les populations les plus vulnérables, notamment les personnes handicapées et les personnes les plus exposées en raison de leur isolement, de leur âge, de leur sexe ou de leur statut social. Dans le cadre de sa participation à l'effort humanitaire international, Handicap International veut s'assurer que l'aide apportée est bien dirigée vers ceux qui en ont le plus besoin, comme Joshua, Terry, Trisha ou Angel. Handicap International a offert à ces quatre survivants de Washi en situation de handicap des chaises roulantes ou des cannes, pour les aider à reconstruire leur vie.

Pour aller plus loin

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives
© Patrick Meinhardt / HI
Santé Urgence

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives

Alors que l’Europe constitue désormais l'épicentre de la pandémie de coronavirus, le virus continue de se propager à travers la planète, semant le désarroi le plus total. Le nombre de personnes atteintes augmente chaque jour. Face à cette situation inédite et dramatique, Handicap International prend des mesures exceptionnelles pour protéger ses équipes tout en préservant ses capacités opérationnelles.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».