Go to main content

Traité sur les armes : 67 signataires dont la Belgique

Le Traité destiné à réguler le commerce des armes a été signé ce 3 juin aux Nations-unies par 67 Etats. La Belgique a fait partie des 20 premiers signataires. Des grands pays exportateurs d’armes, comme la France et le Royaume-Uni, ont également signé le texte. Même si ce texte souffre de certaines faiblesses, Handicap International se félicite de cette avancée importante.
Lichte wapens in Libië

Le Traité destiné à réguler le commerce des armes a été signé ce 3 juin à New-York par 67 Etats. La Belgique a fait partie des 20 premiers signataires. Des grands pays exportateurs d’armes, comme la France et le Royaume-Uni, ont également signé le texte. Même si ce texte souffre de certaines faiblesses, Handicap International se félicite de cette avancée importante.

Ce Traité oblige chaque État partie à se doter d’une structure nationale pour contrôler ses transferts d’armes. Il leur sera également interdit d’exporter des armes si elles doivent servir à des attaques dirigées contre des civils ou leurs biens. Le principe est que chaque pays évaluera, avant toute transaction, si les armes vendues risquent d'être utilisées pour contourner un embargo international, commettre un génocide ou d'autres "violations graves" des droits de l'Homme, ou encore si elles peuvent tomber aux mains d’organisations terroristes ou criminelles.

« Un des enjeux du succès de ce traité résidera dans le contrôle de son application par la société civile, comme nous l’ont montré les traités d’Ottawa contre les mines antipersonnel et d’Oslo contre les bombes à sous-munitions. Aujourd’hui, sur les 875 millions d’armes légères et de petit calibre en circulation dans le monde, 75% d’entre elles sont aux mains des civils », souligne Sylvie Bouko, responsable de la violence armée à Handicap International. « Même si le texte du Traité comprend certaines faiblesses, par exemple sur la liste des armes contrôlées, il s’agit d’une très bonne base de travail pour réglementer le commerce des armes et ainsi éviter les drames humanitaires dont Handicap International est chaque jour témoin sur le terrain. Ce sont des milliers de vies qui pourraient être sauvées chaque année. »

L’association a publié en décembre 2012 un rapport sur l’impact de la violence armée, montrant que 80% des victimes interrogées ont développé un handicap sévère qui nécessite des soins à vie. Handicap International intervient aujourd’hui dans plus de 60 pays dans le monde, notamment auprès des victimes de la violence armée, comme en Libye ou en Irak.

Pour aller plus loin

Dossier : réadaptation physique, luxe ou nécessité ?
X. Olleros - HI
Réadaptation

Dossier : réadaptation physique, luxe ou nécessité ?

A première vue, la réadaptation ne semble pas une cause attirante. Elle ne remplit pas d’estomacs affamés, elle ne vaccine aucune population et n'arrête pas les bombes. D’où la question : à quel point des soins de réadaptation physique de qualité et abordables sont-ils nécessaires ?

Catherine Stubbe : « C’est formidable de reconnaître les talents de quelqu’un »
© R. Colfs - Handicp International

Catherine Stubbe : « C’est formidable de reconnaître les talents de quelqu’un »

En août, Handicap International Belgique a accueilli sa nouvelle responsable RH, Catherine Stubbe. Après avoir travaillé pour la Croix-Rouge en Belgique et au Congo pendant dix ans, Catherine a dirigé nos programmes au Congo de 2012 à 2016, puis en Haïti au cours des trois dernières années.

Une nouvelle victime de mine toutes les heures
© Jaweed Tanveer / HI
Mines et autres armes

Une nouvelle victime de mine toutes les heures

Le rapport 2019 de l'Observatoire des mines a enregistré 6 897 victimes de mines en 2018, soit presque une nouvelle victime toutes les heures !