Accès direct au contenu

Cessez-le-feu annoncé à Gaza : Handicap International apporte des soins de réadaptation à 500 personnes

Réadaptation Urgence
Palestine

L'annonce d'un cessez-le-feu entre Gaza et Israël permet aux équipes de HI de commencer à fournir des services de réhabilitation à plus de 500 personnes

Un membre de HI aide un civil blessé, en session de réadaptation à Gaza en 2018

Un membre de HI aide un civil blessé, en session de réadaptation à Gaza en 2018 | © Hardy Skills / HI – Archive

Douze jours après le début des violences entre Gaza et Israël, les parties prenantes au conflit ont annoncé un cessez-le-feu.

Cette pause tant attendue arrive après 8 jours de bombardements constants ont fait 242 morts à Gaza et en Israël, dont 67 enfants et 43 femmes. Plus de 1 700 personnes ont été blessées. [1]

"Nous attendions un cessez-le-feu le plus tôt possible. Nous pouvons maintenant commencer à répondre aux besoins humanitaires avec plus de facilité et intensifier la distribution de l’aide humanitaire."

Laurent Palustran responsable de HI pour le territoire

Selon un récent rapport de l'UNWRA, environ 91 000 personnes ont été déplacées dans le territoire, dont plus de 66 000 qui ont trouvé refuge dans les 58 écoles de l'UNWRA ouvertes à leur intention. Les équipes de HI ont évalué les besoins de ces dernières afin de déterminer les prochaines actions à mener.

"Nous commençons à avoir des informations plus claires sur les besoins des personnes. Nous avons identifié plus de 500 personnes handicapées qui nécessitent des soins en réhabilitation fonctionnelle."

La coordinatrice de la Rehabilitation Task Force de HI à Gaza, Reham Shaheen, explique les besoins des populations vulnérables que HI sert dans les zones de conflit : " Il y a un énorme besoin dans les services de réadaptation, comme la physiothérapie et les séances de pansement des plaies pour prévenir les handicaps après une blessure. Le soutien psychosocial est aussi un besoin important : beaucoup de blessés perdent un membre, en sont traumatisés et ont besoin d’une aide psychologique. Les gens ont vraiment besoin de santé mentale et de conseils pour faire face à la situation actuelle."

"Habituellement, les besoins des personnes blessées changent après quelques semaines. Il y a soit une détérioration soit une amélioration de leur état. Il y a donc un besoin urgent d'appareils d’aide à la mobilité (béquilles, déambulateur, etc.)."

Reham Shaheen, coordinatrice de la Rehabilitation Task Force de HI à Gaza.

HI est prête à distribuer des béquilles, des déambulateurs et des fauteuils roulants, ainsi que des kits pour désinfecter les plaies ou les maintenir propres et prévenir les infections qui peuvent entraîner des maladies à long terme.

Gaza est toujours touchée par la pandémie mondiale de COVID-19. "Le conflit s'est produit alors que nous sommes frappés par une deuxième vague de COVID-19, explique Reham. Et nous avons besoin de kits d'hygiène pour nous prémunir de la COVID et faire face à cette deuxième urgence."


[1] Escalation in the Gaza Strip, the West Bank and Israel | Flash Update. (2021, 20 mai). United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Occupied Palestinian Territory. https://www.ochaopt.org/content/escalation-gaza-strip-west-bank-and-israel-flash-update-10-covering-1200-19-may-1200-20-may

Publié le : 14 septembre 2021

Pour aller plus loin

Haïti : Un mois après le séisme
© R.CREWS/ HI
Urgence

Haïti : Un mois après le séisme

Un mois après un tremblement de terre a dévasté le sud-ouest d'Haïti, les besoins humanitaires restent immenses. La catastrophe a fait plus de 2 000 morts et mis 650 000 personnes dans le besoin.

« Tout a changé avec ma blessure »
© P.Poulpiquet/Handicap International
Urgence

« Tout a changé avec ma blessure »

Hozeifa a été blessé en 2016, lors d’un bombardement à Idlib, en Syrie. Désormais paraplégique, il vit dans une tente avec le reste de sa famille au Liban. Handicap International aide Hozeifa à s’adapter à sa nouvelle situation avec des sessions de soutien psychologique et de kinésithérapie.

« J’avais l’impression de vivre un cauchemar »
© P.Poulpiquet/Handicap International
Urgence

« J’avais l’impression de vivre un cauchemar »

Mayada, 48 ans, vient de la banlieue de Damas, en Syrie. En 2014, lorsqu’une bombe est tombée sur sa maison, elle a perdu son mari et sa fille. Elle-même a été blessée et a dû être amputée. Au Liban, où elle est réfugiée depuis deux ans, Mayada a été appareillée d’une prothèse par Handicap International.