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Christoph Tyvaert, un amoureux du Burundi

Réadaptation
Burundi
Christoph a travaillé au Burundi comme technicien orthoprothésiste pendant trois ans et demi. Son contrat terminé, il revient en Belgique s’installer. L’occasion pour lui de dresser le bilan de son expérience burundaise." Je suis tombé amoureux du Burundi. "
werk in het orthopedisch atelier in Burundi

Christoph a travaillé au Burundi comme technicien orthoprothésiste pendant trois ans et demi. Son contrat terminé, il revient en Belgique s’installer. L’occasion pour lui de dresser le bilan de son expérience burundaise.
« Je suis tombé amoureux du Burundi. C’est un pays pauvre, c’est vrai. Mais les gens sont riches d’autre chose, de valeurs que nous avons peut-être un peu perdues ici en Europe. » Christophe est technicien orthoprothésiste. Son métier consiste à fabriquer des appareillages orthopédiques comme des orthèses, des corsets, des prothèses et des chaussures orthopédiques. Au Burundi, Christoph avait pour tâche de former 10 techniciens orthoprothésistes pendant 2 ans et de suivre le travail réalisé dans différents ateliers orthopédiques.
L’objectif de Handicap International au Burundi étant d’améliorer à long terme la qualité des soins dispensés aux personnes handicapées, l’organisation a travaillé en partenariat avec le CNAR (Centre National d’Appareillage et de rééducation) et avec d’autres centres de réadaptation physique à Makamba, Muyinga et Bujumbura. « Il n’existe pas d’école où apprendre mon métier au Burundi. Nous avons donc envoyé plusieurs techniciens se former dans des écoles en Tanzanie et au Bénin. Ils auront donc un diplôme reconnu, celui de technicien orthoprothésiste (Catégorie II). »

Les techniciens orthoprothésistes diplomés sont très rares au Burundi (actuellement seulement deux personnes pour une population d’environ 10 millions habitants). Ce nombre est largement insuffisant pour fabriquer tous les orthèses et prothèses des personnes en situation de handicap. Pour augmenter le nombre des professionnels, Christoph a également formé alors 10 techniciens orthoprothésistes de Catégorie III. Ce sont des techniciens qui fabriquent les appareillages orthopédiques à l’établi.

Christoph peut légitimement être fier du travail accompli, son objectif est atteint : les centres de réadaptation partenaires de Handicap International ont désormais du personnel en nombre suffisant et compétent, à même de fournir aux personnes handicapées les soins auxquels elles ont droit.

Les types de handicap rencontrés sont très variés et souvent très graves. Christophe explique : « Les centres accueillent beaucoup de personnes ayant une infirmité motrice cérébrale, mais aussi beaucoup de personnes amputées après un accident.  On ampute vite au Burundi. J’ai une anecdote significative à ce sujet : un jour, nous avons aidé une femme qui avait eu un accident : elle avait été légèrement touchée par une voiture. Elle était blessée à la jambe. Nous l’avons emmenée à l’hôpital et j’ai assisté le médecin.  Lui, en voyant la blessure, voulait amputer tout de suite cette pauvre femme. Après l’avoir informé de ma profession, je lui ai dit qu’à mon avis, il y avait peut-être moyen de sauver la jambe de cette dame. En travaillant ensemble, nous avons pu éviter l’amputation et rétabli le pied... »

Ca donne une idée des progrès qui restent à faire par rapport au niveau des professionnels de la santé… Mais pour Christoph, c’est surtout leur nombre qui pose problème. « Quelques médecins spécialisés dans l’orthopédie (chirurgiens) ou dans la réadaptation physique, quelques kinésithérapeutes diplômés…  C’est largement insuffisant pour la population du pays. Sans oublier le problème de l’accessibilité aux soins, qu’on parle d’accessibilité financière ou physique. »

Quand Christoph parle, on sent la passion qui l’anime pour son métier et un brin de tristesse d’avoir quitté les vertes collines burundaises. Mais il voit son retour dans le Plat Pays  d’un regard serein et optimiste: «C’est bien de rentrer quelques temps en Belgique pour apprendre de nouvelles choses dans mon métier. Il y a toujours des évolutions, de nouvelles techniques … Il est indispensable de rafraîchir ses connaissances. Mais je retournerai en Afrique un jour. C’est sûr et certain ! »

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