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« Des journées entières sans manger, ni dormir, dans l’angoisse d’une éventuelle attaque »

Urgence
République démocratique du Congo
"Ma famille et moi, nous n’avions jamais connu une telle situation de conflit, où les balles volent de tous les côtés." Sulu Bellarmin, l'un des membres congolais de notre équipe, témoigne de la gravité de la situation au Kasaï, sa région.
Une vingtaine de villageois posent en groupe devant un bâtiment. Ils ont tous l'air grave et ne sourient pas.

"Ma famille et moi, nous n’avions jamais connu une telle situation de conflit, où les balles volent de tous les côtés." Sulu Bellarmin, l'un des membres congolais de notre équipe, témoigne de la gravité de la situation au Kasaï, sa région.

Comment est la situation au Kasaï pour ses habitants ?

Sulu Bellarmin: "Le climat d’insécurité est très élevé : meurtres, viols, destruction d’habitats, cambriolages – tout le monde a peur. Des milliers de personnes sont déplacées, certains se réfugient chez des proches, d’autres campent dans des zones rurales. Au niveau économique, la voie ferroviaire acheminant les denrées alimentaires dans la ville de Kananga n’est plus opérationnelle, et les prix ont fortement augmenté. Dans ce contexte d’insécurité, les vendeurs ne se déplacent plus à vélo auprès des familles. Il y a un manque considérable de médicaments, de nourriture, de produits de première nécessité (hygiène, etc.). La situation est très critique."

De quelle manière êtes-vous effecté, vous et vos proches ?

Sulu Bellarmin: “Ma famille et moi, nous sommes fortement touchés par cette crise. Nous n’avions jamais connu une telle situation de conflit, où les balles volent de tous les côtés. Nous avons passé des journées entières sans manger, sans dormir, dans l’angoisse d’une éventuelle attaque dans notre quartier, qui se vide de jour en jour. Nous nous sommes déplacés dans une maison plus chère et plus petite, où nous sommes en relative sécurité. Cette situation est très angoissante."

Comment travailler dans un tel contexte ?

Sulu Bellarmin: “Nous travaillons tous sous pression dans un contexte tendu. Je m’occupe de la logistique (achat, recherche de logements, recherche de fournisseurs, etc.) depuis le lancement de l’intervention d’urgence, et je continue mon travail de chauffeur. Handicap International mène une intervention d’urgence afin de venir en aide aux victimes de cette crise, notamment en proposant des  séances de réadaptation aux personnes blessées et en favorisant l’acheminement de l’aide humanitaire dans des zones reculées. Cela me soulage de me dire que j’aide les personnes les plus fragiles, c’est une de mes priorités. »

Deux millions de personnes sont touchées par la violence au kasaï. Aidez Handicap International à offrir des séances de revalidation pour les blessés. Cliquez ici et faites un don. 

Aperçu des actions de Handicap International au Kasaï :

  • Séances de réadaptation
  • Distribution d'aides à la mobilité (cadres de marche, chaises roulantes, etc.)
  • Soutien psychologique
  • Suivi et protection des victimes de violence
  • Formation d'organisations locales pour apprendre à mieux identifier les personnes les plus vulnérables
  • Acheminement de l'aide dans des zones éloignées
  • Distribution de nourriture et d'articles ménagers de base (matériel de cuisine, kits d'hygiène avec du savon, ...)

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