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Des mines menacent les réfugiés du Myanmar

Mines et autres armes
Les récents changements au Myanmar aboutiront peut-être au retour dans leur pays des réfugiés vivant actuellement en Thaïlande. Mais ce retour n’est pas sans danger. La frontière entre la Thaïlande et le Myanmar est jonchée de mines et d’autres vestiges de guerre non explosés. Handicap International diffuse des informations afin de prévenir des accidents.
Saw Soe Win appareillé par un technicien de Handicap International

Les récents changements au Myanmar aboutiront peut-être au retour dans leur pays des réfugiés vivant actuellement en Thaïlande. Mais ce retour n’est pas sans danger. La frontière entre la Thaïlande et le Myanmar est jonchée de mines et d’autres vestiges de guerre non explosés. Handicap International diffuse des informations afin de prévenir des accidents.

« Il ressort d’une enquête, menée dans les camps de réfugiés en Thaïlande, que 82 % des gens n’ont jamais reçu d’informations sur les dangers des mines », dit Alexandre Baillat, coordinateur de projet en Thaïlande. « Nos équipes essaient de sensibiliser le plus de réfugiés possible avant qu’ils ne décident de retourner au Myanmar. Elles leur enseignent comment ils peuvent reconnaître des mines et d’autres explosifs, comment ils doivent signaler d’éventuelles menaces, ce qu’ils doivent faire en cas d’accident… »

Les équipes de Handicap International ont diffusé des informations parmi plus de 110.000 réfugiés. « Nous faisons des présentations, nous organisons des expositions informatives et accrochons des affiches dans des endroits publics. En plus de ces actions de sensibilisation s’adressant au grand public, nous allons également au-devant des personnes vulnérables. Ainsi, nous avons fait des briefings détaillés avec plus de 600 étudiants d’internat. Plusieurs fois par an, ils franchissent la frontière entre la Thaïlande et le Myanma, et représentent donc un groupe à risque. En outre, nous nous adressons à des jeunes nés dans les camps de réfugiés et qui n’ont jamais été exposés directement à ces  dangers. Ils suivent des séances d’informations à l’école. »

Saw Soe Win (28 ans), sur la photo ci-contre, est un réfugié du Myanmar qui a marché sur une mine en 2011. Il a rejoint les camps de réfugiés en Thaïlande pour être soigné par Handicap International. Au Myanmar, il ne pouvait pas avoir de prothèse. Il a l’intention de retourner au Myanmar dès qu’il aura appris à marcher avec sa prothèse.

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