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Ebtesam : de l’énergie à revendre

Urgence
Syrie
Un caractère bien trempé, de l’humour et de la répartie ! Ebtesam, jeune grand-mère de 55 ans, représente le pilier incontestable de sa nombreuse famille installée dans le camp de Zaatari, en Jordanie, depuis près d’un an et demi. Avec l’aide de Handicap International, elle se remet peu à peu d’une blessure.
Ebtesam discutant avec l'équipe de Handicap International

Un caractère bien trempé, de l’humour et de la répartie ! Ebtesam, jeune grand-mère de 55 ans, représente le pilier incontestable de sa nombreuse famille installée dans le camp de Zaatari, en Jordanie, depuis près d’un an et demi. Avec l’aide de Handicap International, elle se remet peu à peu d’une blessure.

La vie d’Ebtesam n’a jamais été facile. Sortie du système scolaire à 13 ans, mariée très tôt, elle sait depuis bien longtemps comment se battre pour améliorer son quotidien et celui de ses proches.   

En août 2012, le quartier où elle habite en Syrie est bombardé. Ebtesam décide alors de fuir avec sa famille et de traverser la frontière jordanienne. Ils compteront parmi les premiers arrivants au camp de Zaatari situé au nord du pays. Installés longtemps dans des tentes, ils accèdent ensuite à des caravanes un peu plus confortables. En avril 2013, une nouvelle épreuve attend Ebtesam. Elle tombe dans le camp et se fracture la hanche droite. Elle est soignée à l’hôpital de Duleyl en Jordanie, où elle rencontre Areeg, une jeune kinésitérapeute de Handicap International. Elle suivra alors plusieurs séances de rééducation et recevra un déambulateur et une canne.

« Je sais qu’il faut se battre »

Quelques semaines plus tard, revenue au camp de Zaatari, Ebtesam est prise en charge par une des équipes mobiles de l’association. Handicap International est en effet présente dans le camp depuis son ouverture. Rapidement, elle retrouve de la mobilité et reprend ses « fonctions » au sein de sa petite communauté. Tous les matins, équipée de son déambulateur, elle fait le tour des installations sanitaires. S’il manque un robinet ou si le système fonctionne mal, elle charge son fils de s’en occuper. Elle est très attentive également aux besoins particuliers des uns et des autres et se rend souvent au bureau des responsables du camp pour obtenir davantage d’aide. Pour elle, cet investissement est naturel : « J’ai toujours été revendicative, j’ai grandi à l’école de la vie et je sais qu’il faut se battre ». Quand on lui demande où elle puise toute cette énergie, elle confie « J’aurais aimé travailler pour défendre les Droits de l’Homme. Mais je suis ici. Alors je fais ce que je peux. Et je suis bien aidée, les séances de kinésithérapie me donnent de la force et les gens de Handicap International travaillent très bien, ils sont gentils, cela m’encourage. »

Ebtesam est toujours suivie pour des soins de kinésithérapie et devra certainement subir prochainement une opération de la hanche. Elle reste confiante, elle sait qu’elle pourra compter sur « ses » kinés pour la remettre debout.

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