Accès direct au contenu

Faire face au retour de la poliomyélite

Urgence
République démocratique du Congo
La poliomyélite est une maladie infectieuse causée par un virus qui attaque le système nerveux et peut entraîner la paralysie en quelques heures. A la fin du mois d’octobre 2010, deux foyers de polio se sont déclarés, l’un au Congo Brazzaville, l’autre au Sud-Ouest de la République démocratique du Congo. Handicap International réagit et vient en aide aux malades.
Faire face au retour de la poliomyélite
La poliomyélite est une maladie infectieuse causée par un virus qui attaque le système nerveux et peut entraîner la paralysie en quelques heures. A la fin du mois d’octobre 2010, deux foyers de polio se sont déclarés, l’un au Congo Brazzaville, l’autre au Sud-Ouest de la République démocratique du Congo. Handicap International réagit et vient en aide aux malades.

Au Congo Brazzaville aux alentours de Pointe Noire, on dénombrait déjà quelques 500 cas de poliomyélite dont 200 décès à la mi-décembre. A Kikwit, en République Démocratique du Congo, on dénombrait à Noël 62 cas dont 20 décès. Et si la maladie touche habituellement les enfants de moins de 5 ans, les personnes infectées sont ici majoritairement âgées de 15 à 25 ans, avec un taux de mortalité particulièrement élevé. Des campagnes de vaccinations sont menées actuellement pour juguler au plus vite l’épidémie, ce qui semble actuellement en bonne voie.


Les malades ne réalisent pas tout de suite qu’ils sont atteints de polio. En effet, les symptômes (maux de tête, fièvre, courbatures) font d’abord penser à la grippe ou à un accès de paludisme. Mais passé le troisième jour, une paralysie des membres se déclare. Il est alors souvent déjà trop tard.

Handicap International est sur place et apporte son soutien aux victimes. Car s'il n'existe pas de traitement pour soigner la polio, il est possible de prévenir ou de prendre en charge les conséquences de la maladie. En effet, au travers d’une prise en charge précoce en kinésithérapie, il est possible d’améliorer le niveau de récupération et de prévenir les rétractions musculaires et les déformations articulaires qui, à terme, ont généralement des conséquences handicapantes pour la personne (telle que des difficultés pour se déplacer ou pour mener, de façon indépendante, les activités de la vie journalière). Certains exercices de kinésithérapie sont également très importants en cas de complications respiratoires, complications qui sans prise en charge précoce et adaptées entrainent souvent le décès de la personne.

Au travers de la prise en charge pluridisciplinaire (médicale et para-médicale), la récupération peut être spectaculaire et permettre aux patients de retrouver tout ou une bonne partie de leur mobilité.

Deux kinésithérapeutes congolais de Handicap International seront dès jeudi 6 janvier à pied d'oeuvre à Kikwit où ils passeront au minimum 6 semaines pour apporter l’indispensable composante kiné au panel d’aide déjà dispensé sur place par Médecins sans Frontières. Notons qu’en 1995, Handicap International était déjà intervenu en RD Congo, à Mbuji Mayi, lors d’une résurgence similaire du virus de la poliomyélite. Cette action qui avait d’ailleurs marqué les débuts de notre présence dans ce pays.

A Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, une experte de Handicap International a mené une évaluation dès la mi-décembre. Un projet se met actuellement en place afin de renforcer les structures locales de soins et répondre aux besoins des personnes touchées. Une attention particulière sera portée aux enfants (29% des victimes ont moins de 15 ans). En effet étant donné qu’ils seront pour la plus part en pleine croissance, les paralysies dues à la polio peuvent conduire à des séquelles bien plus importantes que celles développées par les adultes. 
Publié le : 20 janvier 2021

Pour aller plus loin

R.D. Congo : le soutien belge fait la différence
© Thomas Freteur/HI
Insertion Prévention Réadaptation Santé

R.D. Congo : le soutien belge fait la différence

La ville de Kinshasa compte aujourd’hui approximativement 12 millions d’habitants, dont près de 300.000 enfants vivant avec un handicap modéré à sévère. Handicap International améliore la qualité de vie des personnes handicapées grâce à différents projets qui doivent beaucoup au soutien belge.

Milagros Chacin : "Je n’arrivais même plus à nourrir mes enfants"
© HI
Santé Urgence

Milagros Chacin : "Je n’arrivais même plus à nourrir mes enfants"

Face à la crise économique qui sévit au Vénézuela, Milagros Chacin et sa famille se sont réfugiés en Colombie. L'épidémie de COVID-19 a rendu plus problématiques encore les conditions de vie des réfugiés. Comment faire pour s'en sortir ?

Le projet ‘Djama Inasimama’
© Thomas Freteur/HI
Réadaptation

Le projet ‘Djama Inasimama’

Le projet "Djama Inasimama" vise à améliorer les soins de réadaptation pour les communautés les plus pauvres de Kinshasa.