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«Faites entendre la voix des habitants de la Ghouta orientale !»

Mines et autres armes Urgence
Syrie
Handicap International condamne les bombardements sans répit du quartier assiégé de la Ghouta orientale. L’augmentation des bombardements dans le quartier assiégé de la Ghouta orientale ces dernières 72 heures a causé plus de 200 morts parmi la population civile et des dommages importants aux infrastructures – particulièrement aux hôpitaux, aux cliniques et aux abris où la population tente de trouver refug
Un kinésithérapeute assis à côté d'une petite fille amputée de la jambe gauche

Handicap International condamne les bombardements sans répit du quartier assiégé de la Ghouta orientale. L’augmentation des bombardements dans le quartier assiégé de la Ghouta orientale ces dernières 72 heures a causé plus de 200 morts parmi la population civile et des dommages importants aux infrastructures – particulièrement aux hôpitaux, aux cliniques et aux abris où la population tente de trouver refuge.

390 000 civils sont assiégés, subissant des bombardements continus, des raids aériens dans l’enclave de la Ghouta orientale. Les habitants manquent cruellement d’eau, de nourriture et de matériel médical.

Un centre de réadaptation bombardé

Le centre de réadaptation physique d’une organisation partenaire de Handicap International a été détruit suite à deux bombardements distincts. Le lundi 19 février, un baril explosif a détruit partiellement les étages supérieurs. Le mercredi 21 février, un missile a touché le centre, détruisant ce qui était encore debout. Ce centre accueille normalement 90 patients pour un traitement de réadaptation chaque mois.    

Les familles ayant cherché un abri dans les sous-sols ont pu être retirées des décombres où elles sont restées prisonnières des heures durant– heureusement toutes en vie. Les services du centre ont dû être suspendus.

Plus de 100 civils – membres du personnel, leur famille et leurs voisins – s’étaient en effet réfugiés dans le centre, croyant être plus en sécurité que dans leur propre maison. En raison de l’intensité des bombardements, les travailleurs humanitaires des autres zones de l’enclave ne peuvent pas accéder au centre pour venir travailler ou s’y réfugier, le risque d’être blessé en chemin étant trop important.

Au cours d’un autre incident, une ambulance a été touchée, tuant le médecin et l’infirmière dans l’ambulance et blessant l’enfant qui était évacué vers un centre médical.

Appel à l'aide des habitants

Un agent de santé de notre partenaire a raconté à Handicap International : « Cette semaine, la campagne de bombardement systématique a connu une nouvelle escalade. Nous sommes contraints d’interrompre nos soins de réadaptation aux personnes blessées la Ghouta orientale. Seule l’équipe ambulancière continue de répondre aux urgences malgré les bombardements continus. J’espère que vous pourrez faire entendre la voix des citoyens de cette région. Nous appelons chacun de vous à mettre fin à cette tuerie et arrêter cette machine de guerre criminelle. »

Des milliers de civils restent pris au piège dans leurs habitations, incapables de rejoindre les abris souterrains ou les structures de santé. Les travailleurs humanitaires doivent travailler de nuit, pendant les accalmies entre les vagues de bombardements pour apporter un minimum de secours essentiels aux civils assiégés depuis de nombreux mois. De tirs de riposte provenant de la Ghouta Orientale ont également fait des dizaines de victimes civiles à Damas.

Cessez-le-feu

Cette flambée de violence est une des pires depuis le début du conflit, particulièrement à Idlib, Afrin et la Ghouta orientale. Il s’agit de  zones densément peuplées et les organisations humanitaires locales rapportent à Handicap International des besoins humanitaires en constante augmentation pour les civils pris au piège sans option de pouvoir fuir ailleurs.

Handicap International se joint à l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies et d’autres organisations humanitaires-syriennes et internationales- pour un cessez-le-feu étendu à tout le territoire syrien. Handicap International demande également un accès humanitaire durable et accru à travers tout le pays y compris dans les zones assiégées. Les évacuations médicales urgentes doivent être permises immédiatement et être menées de façon régulière et sécure. Les travailleurs humanitaires doivent également être protégés en accord avec le Droit International Humanitaire.

Depuis septembre 2015, Handicap International mène  une campagne internationale de mobilisation citoyenne et une pétition mondiale pour mettre fin aux bombardements des civils. A cette fin, l’organisation humanitaire a co-fondé INEW, (International Network on Explosive Weapons) une coalition d’organisation nationales et internationales mobilisée autour de l’usage massif d’armes explosives sur des zones peuplées de civils.

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