Goto main content

Handicap International appelle la Belgique à ratifier la Convention sur les armes à sous-munitions

Belgique
Exactement un an après l’adoption du texte de la Convention sur les armes à sous-munitions à Dublin le 30 mai 2008, Handicap international appelle les autorités belges à ratifier ce traité le plus rapidement possible.
ban advocates

Exactement un an après l’adoption du texte de la Convention sur les armes à sous-munitions à Dublin le 30 mai 2008, Handicap international appelle les autorités belges à ratifier ce traité le plus rapidement possible. 

« La Belgique a été le premier pays au monde à interdire les armes à sous-munitions et elle a signé la Convention le 3 décembre dernier à Oslo. Mais les choses ne peuvent pas rester en l’état. Si la Belgique veut faire une réelle différence pour les milliers de victimes des armes à sous-munitions, cette signature doit être traduite dans la législation le plus rapidement possible » déclare Marc Joolen, Directeur général de Handicap International en Belgique. « Il est urgent de ratifier le traité. Les victimes doivent encore attendre six mois après la trentième ratification avant que quelque chose change concrètement pour elles. Les membres du Parlement flamand l’ont heureusement réalisé. Malheureusement, il faut attendre les autres Régions et le Parlement fédéral.»  

L’une de ces victimes, Ayat Syleiman Ali, fait partie des « Ban Advocates », un groupe initié par Handicap International Belgique pour réclamer l’interdiction mondiale des armes à sous-munitions. « La Convention ne sera un succès que quand elle fera réellement la différence pour les victimes de sous-munitions. » dit-elle. Cette jeune Irakienne de 14 ans a été grièvement brûlée et a perdu cinq membres de sa famille dans l’explosion d’une sous-munition. « Je veux que plus personne ne doive vivre ce que j’ai subi et il existe maintenant une chance réelle pour que ce soit possible. »

Jusqu’à présent, 96 gouvernements ont signé la Convention. Mais les ratifications se font attendre : seulement sept pays ont ratifié le traité. La Convention sur les armes à sous-munitions oblige les Etats à donner une assistance aux victimes, à dépolluer les zones contaminées et à détruire les stocks de sous-munitions. La Convention interdit également l’utilisation, la production et le transfert des armes à sous-munitions.

 Aujourd’hui débute partout dans le monde une semaine d’action contre les armes à sous-munitions. Handicap International Belgique envoie notamment des lettres aux pays de l’UE et de l’OTAN qui n’ont pas adhéré à la Convention sur les armes à sous-munitions pour qu’ils le fassent le plus rapidement possible. "Nous comptons également sur les membres du Parlement européen pour promouvoir la Convention dans leur pays", déclare Marc Joolen.

Publié le : 14 septembre 2021

Pour aller plus loin

L’athlète paralympique belge Léa Bayekula devient ambassadrice de Handicap International
© Alexandra Bertels - Handicap international
Réadaptation

L’athlète paralympique belge Léa Bayekula devient ambassadrice de Handicap International

Léa Bayekula est une jeune parathlète Bruxelloise de 26 ans. Elle évolue au Royal White Star Athletic. Ce club d’athlétisme, basé à Woluwé-Saint-Lambert, croit en elle et la pousse à réaliser son rêve : participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2021.

L’athlète paralympique belge Léa Bayekula soutient la campagne #WeMoveTogether
© HI
Réadaptation

L’athlète paralympique belge Léa Bayekula soutient la campagne #WeMoveTogether

Léa Bayekula est une jeune parathlète Bruxelloise de 26 ans. Elle évolue au Royal White Star Athletic. Ce club d’athlétisme, basé à Woluwé-Saint-Lambert, croit en elle et la pousse à réaliser son rêve : participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2021.

Visite royale chez Handicap International
Copyright: A. Bertels - HI

Visite royale chez Handicap International

La reine Mathilde s’est rendue mardi matin dans les bureaux de Handicap International à Bruxelles afin de rencontrer le directeur de l’organisation en Belgique, Erwin Telemans, ainsi que plusieurs collaborateurs. Ils ont échangé avec la souveraine sur le fonctionnement, la vision et les futurs projets de l’organisation dans plus de 60 pays, mais également ceux mis en place en 2020 pour venir en aide aux personnes handicapées durant la pandémie.