Les banques investissent toujours dans les sous-munitions

  • Meer dan honderd stukken clustermunitie op de grond afgebakend met een roodgeschilderde houten tak
  • Une femme dans une chaise roulante a un regard triste. Un homme en costume traditionnel est à l'avant-plan

Selon un nouveau rapport de l'ONG néerlandaise PAX, les banques ont investi un milliard de dollars en plus dans la profduction de sous-munitions entre 2012 et 2016 que durant les années précédentes. Vingt de ces banques proviennent de pays qui ont signé la Convention d'interdiction. Handicap International appelle les  Etats concernés à adopter des mesures. 

Les investissements dans la production des armes à sous-muntions ont atteint 28 milliards de dollars entre 2012 et 2016. "Ce ne sont pas seulement 28 milliards de dollars de trop, cela représente aussi une augmentation de un milliard  en comparaison avec la période comprise entre 2011-2014" déclare Alma Al-Osta, experte en armes et responsble de plaidoyer pour Handicap International.  

Le rapport de PAX dévoile que 158 institutions financières, soit 7 de plus par rapport au rapport précédent publié en 2014, ont fourni des prêts et des services financiers à 7 producteurs de bombes à sous-munitions. La majorité de ces institutions sont basées aux Etats-Unis (74), en Chine (29) et en Corée du Sud (26).

Suivre l'exemple de la Belgique

"Il est inquiétant également que vingt de ces institutions financières viennent d’Etats Parties au Traité d’Oslo interdisant les sous-munitions : l’Allemagne, le Canada, l’Espagne, la France, le Japon, le Royaume-Uni et la Suisse" ajoute Alma Al-Osta. " Les Etats doivent être mis devant leur responsabilité et faire en sorte que ces pratiques cessent. Certains pays, dont la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, ont même clairement interdit les investissements pour la production d’armes à sous-munitions dans leurs législations nationales. Nous appelons les autres pays à suivre leur exemple."

Adopter des règles contre ces investissements est plus rugent que jamais. En 2015, des armes à sous-munitions ont été utilisées dans cinq pays (Libye, Soudan, Syrie, Ukraine, Yémen) infligeant un coût inacceptable aux civils, selon le dernier rapport de l’Observatoire des armes à sous-munitions. D'après une enquête de Handicap International, 98% des victimes enregistrées sont des civils.