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Libye – Mines et armes légères : Handicap International combat deux menaces qui pèsent sur la population

Bruxelles, le 31 août. 2011 - L’avancée importante des troupes insurgées en Libye et la chute de Tripoli ne signifient pas la fin du danger pour les populations civiles. Outre le danger des mines, Handicap International a identifié un autre danger particulièrement prégnant : la prolifération d’armes légères de toutes sortes entre les mains de civils qui ne maitrisent pas leur maniement. L’association lance donc des actions de prévention spécifiques concernant les armes légères, tout en intensifiant les séances d’éducation aux risques des mines antipersonnel ou des restes explosifs de guerre.

Bruxelles, le 31 août. 2011.L’avancée importante des troupes insurgées en Libye et la chute de Tripoli ne signifient pas la fin du danger pour les populations civiles. Outre le danger des mines, Handicap International a identifié un autre danger particulièrement prégnant : la prolifération d’armes légères de toutes sortes entre les mains de civils qui ne maitrisent pas leur maniement. L’association lance donc des actions de prévention spécifiques concernant les armes légères, tout en intensifiant les séances d’éducation aux risques des mines antipersonnel ou des restes explosifs de guerre.

L’ouverture des stocks d’armes des forces de Kadhafi, au fur et à mesure de l’avancée des insurgés, et les livraisons effectuées par différents Etats depuis le début des affrontements, a engendré une dispersion inquantifiable d’armes légères. Cette profusion d’armes sur l’ensemble du territoire représente une menace pour la population qui n’est pas aguerrie à leur utilisation.

« On se trouve confronté à une population civile qui a pris les armes suite à l’insurrection, dans un pays où elles étaient essentiellement entre les mains des militaires, explique James Turton spécialiste de réduction des violences armées chez Handicap International, tout juste de retour de Libye.Les personnes qui détiennent des armes à feu ne les maitrisent pas correctement, et ne sont pas formées aux règles de sécurité, à l’image de ces deux adolescents qui se sont blessés en jouant avec une arme. Notre rôle est d’éviter des accidents dans les zones où les affrontements se sont achevés. Il n’est pas acceptable, par exemple, que des manifestations de joie, durant lesquelles on voit de nombreuses personnes tirer en l’air, fassent des blessés, voire des morts ».Pour Handicap International, il est nécessaire de proposer une réponse immédiate à cette nouvelle menace qui pèse sur les civils.L’association étend donc ses activités pour sensibiliser la population aux dangers que représente le maniement des armes et diffuser les bons réflexes pour limiter les accidents.

Aujourd’hui, des dizaines de milliers de civils sont également menacés par les engins non explosés qui jonchent leurs terres. Certains d’entre eux, tels les habitants d’Ajdabiya et Brega, ont fui les combats et se sont déplacés vers des camps de réfugiés de Benghazi. En rejoignant leurs villes, ils encourent le risque, souvent mortel, de se confronter à des armes non explosées.Handicap International, qui mène un projet de réduction des violences armées en Libye depuis mars dernier à Benghazi,  Ajdabiya, poursuit donc ses actions de prévention entamées auprès de la population, avec la volonté de les étendre le plus rapidement possible à Misrata, ville particulièrement affectée par les affrontements entre forces de Kadhafi et insurgés. Des documents de sensibilisation aux risques des mines ou restes explosifs de guerre ont cependant déjà été diffusés dans cette ville et jusqu’à la frontière tunisienne. Handicap International s’appuie aujourd’hui sur une vingtaine de personnes, dont bientôt six expatriés, et sur une centaine de volontaires.

Dés que la situation le permettra, Handicap International doit mener une évaluation dans les villes devenues accessibles après l’arrêt des combats. Et un spécialiste du déminage doit partir dans les prochains jours en Libye, afin de mesurer les besoins en la matière (recensement des zones affectées par les mines ou restes explosifs de guerre) tout en assurant un travail de concertation avec les autorités et les autres acteurs présents sur place.

--- fin du communiqué ---

Notes à la presse :

Bruno Vandemeulebroecke est belge. Actuellement à Benghazi, il est en charge de la logistique des projets menés par Handicap International en Libye. Veuillez me contacter si vous souhaitez le joindre pour une interview. A noter : les connexions (téléphone et Skype) peuvent être difficiles.

Handicap International développe une action spécifique liée à la présence d’engins non explosés dans les écoles. Ainsi, nous avons constaté la présence de nombreux engins de ce type dans les écoles de la ville d’Ajdabiya. Une coopération efficace avec des partenaires tels que l’agence de déminage MAG nous permet d’assurer le nettoyage rapide des zones touchées. 7.000 engins non explosés ont ainsi déjà pu être neutralisés dans écoles de la seule ville d’Ajdabiya. 

Nos actions de sensibilisation touchent en particulier les enfants et les adolescents. Le thème de ces sessions : One Small Mistake, a Lifetime of Regret.

Présence en Libye : Handicap International a réalisé mi-mars la première évaluation des risques liés aux mines et restes explosifs de guerre en Libye, ce qui a conduit à déployer une mission d’urgence début avril. Depuis le 4 avril, l’association a déployé une mission d’urgence d’éducation aux risques des mines et des restes explosifs de guerre. Les spécialistes de l’association envoyés sur place ont recruté  et formé des agents de sensibilisation, en veillant particulièrement au développement de messages adaptés aux enfants et adolescents. Ce sont les populations les plus vulnérables face aux engins non explosés, car ils n’ont pas toujours conscience du danger de ces armes. Les équipes effectuent des présentations aux populations menacées afin de leur transmettre les bons réflexes à adopter en présence d’engins non explosés ou de tout objet inconnu (ne pas les approcher ni les toucher, marquer la zone dangereuse et prévenir notamment les équipes de Handicap International sur place).

En chiffres (dernière mise à jour : 12 juillet) Au total, l'ONG est intervenue dans 23 camps de déplacés à Benghazi, permettant ainsi à plus de 2000 personnes de bénéficier de sessions de sensibilisation. Ces actions se sont élargies à des entreprises privées, des autorités locales, et d'autres associations. Depuis le 23 juin, Handicap International mène également  ses activités d'éducation aux risques à Ajdabiya, constatant que les populations déplacées (de Brega, Ras Lanuf et des camps de Benghazi) sont retournées massivement dans la ville. Une équipe de 25 personnes a organisé plusieurs séances de prévention pour les enfants et leurs parents : elle a permis de toucher près de 3 000 bénéficiaires. Des outils de sensibilisation ont également été distribués à Misrata, une zone particulièrement touchée par le conflit. Au total, ce sont plus de 30.000 dépliants et environ 2.500 affiches qui ont été distribués à Benghazi, Ajdabiya, Misratah, Brega et à la frontière tunisienne par Handicap International et les équipes de scouts opérant avec l'association. De plus, afin de sensibiliser le plus grand nombre de personnes, Handicap International utilise des moyens de diffusion de masse : six radios libyennes émettent quotidiennement des messages de prévention. Des mosquées de Benghazi, Ajdabiya, et Misratah transmettent les messages de prévention de l'association lors de la prière du vendredi. Par ailleurs, ils sont également affichés sur une vingtaine panneaux routiers, particulièrement visibles dans ces  trois villes.

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