Accès direct au contenu

Ngila: relever le défi du handicap au Congo

Réadaptation
République démocratique du Congo
La petite Ngila, 3 ans, est l’une des jeunes patientes accueillies dans le service spécialisé dans le traitement des enfants infirmes moteur cérébraux mis en place aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) par Handicap International, en partenariat avec les CUK. Sa grand-mère, maman Marie-Jeanne, vient trois fois par semaine depuis deux mois pour le traitement de la petite.
Ngila debout dans son verticalisateur, à côté de sa grande soeur

La petite Ngila, 3 ans, est l’une des jeunes patientes accueillies dans le service spécialisé dans le traitement des enfants infirmes moteur cérébraux mis en place aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) par Handicap International, en partenariat avec les CUK. Sa grand-mère, maman Marie-Jeanne, vient trois fois par semaine depuis deux mois pour le traitement de la petite.

Aujourd’hui, Sandy, la grande sœur de Ngila, les a accompagnées. Elle regarde attentivement les gestes de la kinésithérapeute qui a installé Ngila à cheval sur une sorte de gros boudin. « Ngila est née trop tôt, après sept mois de grossesse seulement » raconte Marie-Jeanne. « Quand elle a eu sept mois, on a constaté son problème aux yeux. Puis, à douze mois, qu’il y avait un problème à ses jambes. » La petite fille a en effet un fort strabisme et la kiné doit maintenir ses pieds à plat sur le sol.

La famille a consulté un médecin, qui a conseillé un traitement de kinésithérapie. Les parents ont fait quelques séances avec leur fille. Puis un agent de sensibilisation formé par Handicap International a rencontré la grand-mère et lui a conseillé de montrer l’enfant aux CUK, où un service spécialisé avait été mis en place. « Depuis deux mois, je fais donc la route trois fois par semaine avec Ngila. Ses parents sont en voyage, c’est moi qui m’occupe des enfants. Nous habitons la commune de Lemba, le trajet n’est donc pas trop long. »

Le traitement commence à porter ses fruits. Les jambes de la petite étaient très raides et elle se tient en permanence sur la pointe des pieds. Elle doit donc apprendre à écarter ses jambes et à poser ses pieds bien à plat sur le sol. Mais en dehors de ce handicap, qui peut être pris en charge avec succès grâce à un traitement de kinésithérapie approprié, la fillette est intelligente et communique avec son entourage. « Elle pourra parfaitement aller à l’école comme sa sœur » ajoute maman Marie-Jeanne avec une pointe de défi dans la voix.

La kinésithérapeute installe Ngila dans un verticalisateur. Sandy se lève et pousse sa sœur hors de la salle pour une petite promenade. Il faudra encore de la patience et de la persévérance, mais l’avenir est plein de promesses pour Ngila.

 

Pour aller plus loin

Avec 2 chaussettes, vous êtes plus fort
© Handicap International / Done By Friday
Réadaptation

Avec 2 chaussettes, vous êtes plus fort

En décembre, Handicap International lançait sa campagne #ItTakesTwo pour mettre en avant l'importance de la réadaptation physique. Vous pouvez nous aider à faire passer le message !

" Je suis dure comme une pierre"
HI
Réadaptation

" Je suis dure comme une pierre"

Kisubizo, 10 ans, vit dans l'Est du Congo. Son histoire et celle de sa famille est une vraie tragédie.

Dossier : réadaptation physique, luxe ou nécessité ?
X. Olleros - HI
Réadaptation

Dossier : réadaptation physique, luxe ou nécessité ?

A première vue, la réadaptation ne semble pas une cause attirante. Elle ne remplit pas d’estomacs affamés, elle ne vaccine aucune population et n'arrête pas les bombes. D’où la question : à quel point des soins de réadaptation physique de qualité et abordables sont-ils nécessaires ?