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Plus de 1.000 victimes des armes à sous-munitions en 2025

Prévention

87 % des victimes sont des civils.

Une grosse fusée s'est écrasée dans un champ boisé

Juillet 2025 - Un obus de roquette qui contenait des sous-munitions 9N210 est photographié dans une plantation d'arbres près de Halytsynivska, dans l'oblast de Mykolaïv. La roquette était conçue pour transporter et disperser des centaines de sous munitions. | © C. Wright / ICBL-CMC / HI

L’Observatoire des armes à sous-munitions 2026, publié le 8 septembre, révèle que le nombre de victimes de cette arme reste extrêmement élevé en 2025, avec 1 063 personnes tuées ou blessées. 87 % des victimes sont des civils. Des armes à sous-munitions ont été utilisées par l'Iran, le Myanmar, la Russie, la Thaïlande et l'Ukraine. Le retrait de la Lituanie de la Convention en 2025 constitue un coup dur porté à son efficacité.

> Qu'est-ce qu'une sous-munition ?

L’Observatoire des armes à sous-munitions 2026 fait état d'un niveau extrêmement préoccupant de dommages causés aux civils par les armes à sous-munitions, avec 1 063 victimes recensées dans le monde pour la seule année 2025 — le deuxième bilan annuel le plus élevé depuis que le Moniteur collecte des données.

Pour la quatrième année consécutive, l'Ukraine enregistre le plus grand nombre de victimes, reflet de l'utilisation continue et dévastatrice de ces armes dans les zones de conflit : l'Ukraine a recensé au moins 927 victimes d'armes à sous-munitions en 2025.

« Chaque année, les civils représentent la grande majorité des victimes, déclare  Anne Héry, directrice du plaidoyer de Handicap International. On peut être victime d'une arme à sous-munitions pendant une attaque ou longtemps après la fin des combats, car de nombreuses sous-munitions n'explosent pas à l'impact. Ces restes explosifs ont les mêmes effets que les mines antipersonnel, continuant à tuer ou mutiler des civils — en particulier des enfants — pendant des années. »

Troisième Conférence d'examen

Les États se réuniront à l'occasion de la troisième Conférence d'examen de la Convention, du 14 au 18 septembre à Vientiane, au Laos, où nous les appelons à réaffirmer leur engagement envers la Convention. 

« Les États qui utilisent ces armes aujourd'hui, qu'ils aient ou non rejoint la Convention, doivent être condamnés sans équivoque. Le retrait de la Lituanie de la Convention en 2025 a fragilisé les normes humanitaires en matière de désarmement. Les États réunis à la troisième Conférence d'examen au Laos, du 14 au 18 septembre, doivent réaffirmer leur engagement ferme envers le traité et leur condamnation de toute utilisation par tout État. » - Anne Héry, directrice du plaidoyer de Handicap International

Publié le : 9 septembre 2026

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