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Syrie : recrudescence de la violence à Idlib

Mines et autres armes
Syrie
Alors que les combats se sont intensifiés dans le nord-ouest de la Syrie, et particulièrement sur la ville d’Idlib et le sud de la province, Handicap International (HI) s’inquiète du sort des milliers de civils qui sont directement exposés aux bombardements.
Une kinésithérapeute de HI montre un exercice d'équilibre à un adolescent qui s'appuie sur sa jambe droite. Sa jambe gauche a été amputée.

Alors que les combats se sont intensifiés dans le nord-ouest de la Syrie, et particulièrement sur la ville d’Idlib et le sud de la province, Handicap International (HI) s’inquiète du sort des milliers de civils qui sont directement exposés aux bombardements.

Selon les Nations unies, entre le 29 avril et le 9 mai, près de 180 000 personnes ont été déplacées du fait des combats, 15 centres de santé et 16 écoles ont été touchées d’après OCHA (Nations Unies), dont au moins 3 centres de santé avaient été signalés par les organisations humanitaires aux parties aux conflits. HI condamne avec la plus grande fermeté l’attaque contre des infrastructures civiles, incluant les installations humanitaires.

 « Les parties aux conflits doivent tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des populations civiles qui sont de fait prises aux pièges des combats, rappelle Anne Hery, directrice du Plaidoyer et des Relations Institutionnelles chez HI. Il n’est pas acceptable que des familles, des femmes, des enfants, soient pris pour cibles par des bombardements ».

Dans le cadre de sa campagne internationale « Stop Bombing Civilians », lancée en mars 2016, HI appelle les États à élaborer une déclaration politique visant à mettre fin à l'utilisation des armes explosives en zones peuplées afin d’améliorer la protection des civils quand ils vivent en zones de conflit et à venir en aide aux victimes.

 

 

 

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