Les ONG demandent un cessez-le-feu

Appel pour le Yémen

  • Un enfant de +/- 6 ans, de dos, marche au milieu des décombres d'un bâtiment. Le batiment est encore debout mais le sol est couvert de débris, il n'y a plus une seule vitre.

Les organisations non gouvernementales internationales au Yémen - dont Handicap International - sont horrifiées par la recrudescence des hostilités dans la ville de Hodeidah et ses environs. Après les appels à un cessez-le-feu lancés par la communauté internationale il y a quelques jours seulement, il s'agit là d'une évolution particulièrement inquiétante. Toutes les parties au conflit doivent immédiatement cesser les violences, l'impact de ces combats sur les civils à Hodeidah et dans tout le Yémen étant catastrophique.

Des infrastructures civiles et des habitations sont occupées par des forces armées, les installations médicales sont gravement menacées, ce qui met en danger non seulement la vie des personnels et des patients, mais limite également l'accès aux services de santé. L'utilisation de civils comme boucliers humains est une violation honteuse du droit international humanitaire qui exige une enquête immédiate.

Entraves à l'aide humanitaire

La plupart des voies de communication pour sortir d’Hodeidah sont aujourd'hui bloquées par les combats, ce qui entrave gravement la capacité des organisations humanitaires à acheminer l'aide et les biens aux personnes dans le besoin à travers le Yémen. Les combats empêchent également les habitants de fuir vers un lieu sûr. Plus de 70 % de l'approvisionnement du pays passe par Hodeidah et il est crucial que ces routes restent ouvertes pour assurer le passage sûr de l'aide aux millions de personnes qui en dépendent pour leur survie.

Il est urgent et prioritaire de protéger les civils et en particulier les enfants à Hodeidah et dans ses environs, contre les effets directs et indirects des combats. Nous appelons à la cessation immédiate des hostilités et exhortons les parties au conflit à entamer des pourparlers de paix sous la direction de l'envoyé spécial des Nations Unies Martin Griffiths. Nous demandons au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution sans équivoque permettant à l'envoyé spécial de mettre fin aux combats et aux souffrances des millions de personnes qui ont déjà perdu leurs moyens de subsistance et dont les existences sont ruinées.

Signataires : Acted,  Action Against Hunger, ADRA, Care, Danish Refugee Council, Handicap International, International Rescue Committee, Intersos, Norwegian Refugee Council, Première Urgence Internationale, Relief International, Save the Children, Relief International, War Child, ZOA,