Accès direct au contenu

Des structures de santé touchées par des frappes aériennes

Mines et autres armes Urgence
Le 27 avril dernier, un hôpital a été touché lors d'une frappe aérienne de la coalition menée par l'Arabie Saoudite.Il se trouve à 20 mètres d'un centre de réadaptation auquel Handicap International (HI) apporte son soutien. L'organisation condamne cette attaque et demande à toutes les parties prenantes de protéger les infrastructures de santé, leurs équipes ainsi que leurs patients.
Une kinésithérapeute de HI examine le moignon d'un adolescent de 16 ans, amputé de la jambe droite. Un homme assis à côté d'eux tient une prothèse. Photo en noir et blanc

Le 27 avril dernier, un hôpital a été touché lors d'une frappe aérienne de la coalition menée par l'Arabie Saoudite.Il se trouve à 20 mètres d'un centre de réadaptation auquel Handicap International (HI) apporte son soutien. L'organisation condamne cette attaque et demande à toutes les parties prenantes de protéger les infrastructures de santé, leurs équipes ainsi que leurs patients.

Vendredi 27 avril 2018 à 22h40, lors d’une frappe aérienne de la coalition menée par l’Arabie Saoudite, le Centre National de Transfusion Sanguine et de Recherche de l’hôpital Al Sabeen a été touché. Il se trouve à 20 mètres du Premier Centre de Kinésithérapie, auquel HI apporte son soutien. Personne n’a été tué ni blessé. Le centre figurait parmi la liste des bâtiments à préserver ; sa capacité de fonctionnement est désormais limitée.

77% des victimes du conflit sont des civils !

Notre association assure des soins de rééducation et apporte du soutien psychosocial dans huit structures de santé au sein de la ville de Sana’a et du gouvernorat de Sanaa. HI fournit aussi des aides à la mobilité, et plus récemment, des prothèses et orthèses à destination des mutilés de guerre et des personnes les plus vulnérables. Parmi ces 8 infrastructures de santé que HI soutient depuis août 2017, un appui tout particulier est apporté au Premier Centre de Kinésithérapie, situé à l’hôpital Al Sabeen, un des plus importants à Sana’a.

Au Yémen, en 2017, 2169 personnes ont été tuées ou blessées par des armes explosives, dont 77% étaient des civils [1]. Avec la campagne « Stop Bombing Civilians », HI appelle toutes les parties prenantes à agir immédiatement pour réduire le danger et protéger les civils qui subissent les conflits, en mettant fin à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées et en apportant de l’aide aux victimes.

Depuis le début du conflit en 2015 HI a assuré plus de 15 000 sessions de réeducation et de soutien psychosocial, et a distribué plus de 10 000 appareils d’aide à la mobilité.

[1] Action on Armed Violence (AOAV) - https://aoav.org.uk/explosiveviolence/yemen/ and  Action On Armed Violence (AOAV) report The burden of harm : monitoring explosive violence in 2017

Une petite vidéo pour en savoir plus sur le conflit au Yémen

Pour aller plus loin

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives
© Patrick Meinhardt / HI
Santé Urgence

Face au Covid-19, les équipes de HI restent actives

Alors que l’Europe constitue désormais l'épicentre de la pandémie de coronavirus, le virus continue de se propager à travers la planète, semant le désarroi le plus total. Le nombre de personnes atteintes augmente chaque jour. Face à cette situation inédite et dramatique, Handicap International prend des mesures exceptionnelles pour protéger ses équipes tout en préservant ses capacités opérationnelles.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».