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Haïti: se préparer en cas de catastrophe naturelle

Prévention Urgence
Haïti
Jerilia et son fils Stanley, handicapé de naissance, vivent à quelques dizaines de kilomètres de Jacmel, dans le sud d’Haïti, dans un secteur qui se trouve isolé du reste du pays à chaque forte pluie. Une équipe de Handicap International leur a fourni un kit d’urgence pour faire face aux catastrophes naturelles.
Jerilia, une main posée sur l'épaule de son fils, assis dans sa chaise roulante. Ils se trouvent sur un chemin de terre, entourés de palmiers.

Jerilia et son fils Stanley, handicapé de naissance, vivent à quelques dizaines de kilomètres de Jacmel, dans le sud d’Haïti, dans un secteur qui se trouve isolé du reste du pays à chaque forte pluie. Une équipe de Handicap International leur a fourni un kit d’urgence pour faire face aux catastrophes naturelles.

 « En 2010, j’habitais à Port-au-Prince avec mon fils. Ma maison a été détruite par le tremblement de terre. Je n’avais nulle part où aller. C’est ma sœur qui m’a permis de venir vivre ici, chez elle, avec Stanley. Depuis, je n’ai jamais trouvé de travail, il n’y en a pas. Alors, je fais des petits travaux de couture, je fais aussi quelques cultures. Parfois, il m’arrive aussi d’emprunter un peu d’argent pour acheter quelques objets que je revends ensuite un peu plus cher. C’est la seule façon de s’en sortir… » Jerilia (47 ans) vit dans une maison très vétuste, au bord d’une route caillouteuse, à quelques kilomètres d’un village isolé de la section Fond Joinel sur les hauteurs de Jacmel (sud d’Haïti). Elle est seule pour s’occuper de son fils de 19 ans, handicapé depuis sa naissance. « Je dois m’occuper de lui en permanence, il ne peut pas se débrouiller tout seul. Avec son fauteuil, il peut juste rester devant la maison, mais pas aller sur la route, elle est couverte de trous et de pierres. Je suis souvent obligée de le porter pour le déplacer d’un endroit à l’autre. Je commence à trouver que c’est dur, je ne suis plus toute jeune ».

En dépit de ses difficultés, Jerilia est animée d’une énergie incroyable. Chaque jour, elle s’affaire auprès de Stanley pour lui donner à manger, l’habiller, l’aider à faire quelques gestes pour détendre ses membres.  Elle l’installe aussi à l’extérieur, pour lui permettre de profiter du passage des habitants.

Sortir de l'isolement

Une équipe mobile de Handicap International est venue lui rendre visite il y a quelques mois. Rachelle et Gibson, tous les deux agents communautaires, ont identifié Jerilia et son fils comme des personnes très vulnérables, très exposés aux risques en cas de catastrophe naturelle. « Pour la première visite, on reste au moins une heure pour bien comprendre la situation de la famille, raconte Rachelle. Ensuite, on revient voir la famille durant deux heures, pour expliquer la conduite à tenir, pour présenter le contenu du kit d’urgence. Ça nous permet aussi de chercher des solutions pour aider la famille à répondre aux difficultés qu’elle rencontre. »

L’équipe de Handicap International a remis à Jerilia un kit d’urgence, qui contient le matériel essentiel pour faire face au mieux à un cyclone (une bâche pour se protéger de l’eau, une radio pour s’informer de la situation, une lampe, une pochette étanche…). Jerilia a aussi bénéficié d’une sensibilisation sur l’attitude à adopter avant un cyclone. « On m’a appris à vérifier mon toit, pour éviter d’avoir de la pluie dans la maison. On m’a aussi montré comment je peux faire pour déplacer mon fils, parce qu’en cas d’urgence, je ne peux pas aller chercher du renfort ailleurs. Avant les cyclones, des gens passent avec des mégaphones pour nous avertir, ensuite, on est abandonnés à nous-mêmes, parce que la seule route est coupée à cause des rivières qui débordent. C’est pour ça que je trouve très utile ce que fait Handicap International ».

« C’est un travail très intéressant, résume Gibson qui travaille en duo avec Rachelle, les habitants des zones rurales sont très reconnaissants des actions que nous menons ».

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