Go to main content

J’ai été amputée sur le coup

Insertion Réadaptation
Jordanie

En Syrie, Myriam a perdu sa jambe lors de bombardements. Elle a reçu les premiers soins avant d’être transférée directement en Jordanie. HI lui a fourni la prothèse et des séances de réadaptation qui lui permettent aujourd’hui de remarcher.

Myriam a perdu sa jambe lors de bombardements. HI lui a fourni la prothèse et des séances de réadaptation qui lui permettent de remarcher.

Myriam a perdu sa jambe lors de bombardements. HI lui a fourni la prothèse et des séances de réadaptation qui lui permettent de remarcher. | © O. Van de Broeck / HI

Myriam, 62 ans, vit avec 6 membres de sa famille en Jordanie. En Syrie, elle s’est retrouvée sous le feu des bombardements :

“J’ai été amputée directement sur place. On m’a mis un bandage et j’ai été envoyée en Jordanie. J’ai ensuite été opérée pour former ma jambe à recevoir une prothèse”,

explique Myriam. Elle a également perdu son fils de 18 ans : “Je pleure tous les jours sa mort”.

Myriam a dû adapter son quotidien à sa condition. Elle souffre de mal de dos, ce qui est fréquent en cas d’amputation. Cette douleur réduit d’avantage son champ d’activités, affectant également son état psychologique : “J’aimerais tellement pouvoir en faire plus à la maison. Comme cuisiner, faire le ménage ou les courses. Mais c’est ma belle-fille qui s’occupe de tout. Je pense que c’est la chose principale à laquelle je n’arrive pas à m’habituer. Je reste assise la plupart du temps. On a aussi dû changer d’appartement car les toilettes n’étaient pas adaptées”. En dehors de la maison, le plus grand défi de Myriam est de se procurer les médicaments dont elle a besoin pour soigner d'autres problèmes dont elle souffre. La famille ne peut pas se permettre de tous les acheter. Une organisation lui fournit gratuitement certains de ces traitements mais pour y accéder la famille doit se déplacer régulièrement à Ramtha, une ville située à plusieurs kilomètres, à côté de la frontière syrienne.

HI  lui a fourni une prothèse et des séances pour qu’elle réapprenne à marcher. Les équipes gardent un œil sur Myriam et l’appellent régulièrement pour s’assurer que tout se passe bien avec son nouvel appareillage :

“Je me suis améliorée et je peux me promener sur de courtes distances. D’ailleurs, le pied de ma prothèse s’effrite avec l'usage. Dans ce cas, je peux appeler HI qui la remplacera. Je ne marche pas beaucoup, donc ma prothèse peut durer facilement une année”.

Published on: 20 novembre 2018

Pour aller plus loin

 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
Réadaptation

« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »

Il y a dix ans, Maryse (44 ans) a été blessée suite au séisme qui a frappé Haïti et a perdu sa jambe droite. Depuis, elle a gardé le moral. Aujourd’hui, elle n’a pas honte de sa prothèse.

« Avec la guerre, les gens se sont renfermés sur eux-mêmes… » Mines et autres armes Réadaptation

« Avec la guerre, les gens se sont renfermés sur eux-mêmes… »

Suad Al-Qadri est conseillère en soutien psychosocial pour HI à Sana’a, au Yémen. Elle témoigne de la condition mentale des patients aidés par HI et des conséquences des bombardements sur la santé psychologique des habitants de la ville.  

Bangladesh : « Nous dépendons de l’aide offerte dans le camp » Réadaptation

Bangladesh : « Nous dépendons de l’aide offerte dans le camp »

Hamas est atteint d'infirmité motrice cérébrale depuis l’âge d’un an, mais, en l’absence de suivi médical, le diagnostic est tombé trop tard. Aujourd'hui, il vit dans un camps de réfugiés au Bangladesh et est suivi par l'équipe de Handicap International.