Accès direct au contenu

Les cliniques mobiles ont offert à Glody une vraie libération

Réadaptation
République démocratique du Congo
Glody, 2 ans, est né avec une déformation au cou, de la taille d’un ballon, qui handicapait ses moindres mouvements. Il a pu bénéficier d’une opération chirurgicale et suit aujourd’hui des séances de rééducation.Le petit garçon peut enfin vivre le cœur léger.
Zwarte vrouw in roze t-shirt en zwarte rok kijkt serieus in de lens, met haar zoontje losjes op haar rechterarm.

Glody, 2 ans, est né avec une déformation au cou, de la taille d’un ballon, qui handicapait ses moindres mouvements. Il a pu bénéficier d’une opération chirurgicale et suit aujourd’hui des séances de rééducation.Le petit garçon peut enfin vivre le cœur léger.

Glody, 2 ans, vit à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), avec ses parents et ses quatre frères et sœurs. « Il est né avec un kyste géant, situé à droite de son cou, de la taille d’un ballon de foot. Glody était gêné dans tous ses mouvements, incapable de courir ou de soulever le moindre poids. Un calvaire. Quand j’y repense, j’ai envie de pleurer », explique Christine, sa maman. Son fils est né avec une masse kystique congénitale axillaire et au cou. Les deux premières années de sa vie ont été éprouvantes.

En novembre 2014, les cliniques mobiles mises en place par Handicap International  se déplacent à Kinshasa [1] afin d’apporter des soins aux populations vivant dans des zones dépourvues de centres de santé et de centre de réadaptation. Elles rencontrent Glody dans le centre de santé Sarefta, à Selembao, au sud de la ville, examinent son kyste et l’emmènent à la clinique El Rapha.

Johan Baudewijns, conseiller technique en réadaptation au Congo pour Handicap International, explique le fonctionnement de ces cliniques :"Quand nous arrivons dans un centre de santé, nous installons vite une tente: on pose une bâche et quelques matelas sur le sol, pour que les consultations puissent commencer. Au début, nous étions submergés, on voyait jusqu'à cent enfants par jour. Aujourd'hui, on accueille moins d'enfant - entre 30 à 40 par jour - étant donné que beaucoup ont pu être aidés." 

Un soulagement

Grâce au soutien de l’association, Glody bénéficie d’une opération chirurgicale. « L’opération s’est très bien déroulée. Si Glody est parfois limité dans quelques-uns de ses mouvements au niveau de l’épaule droite, il est libéré d’un poids énorme. Il peut enfin se déplacer, jouer, marcher comme les autres enfants. Nous l’accompagnons : il doit encore suivre des séances de rééducation et se rend régulièrement à l’hôpital. Mais c’est un changement fondamental pour lui, et pour toute sa famille», explique Sébastien Kasongo, chef de projet réadaptation pour Handicap International en RDC. « Qu’il puisse aller à l’école, comme les autres enfants, est notre prochaine priorité ».

Pour la famille de Glody, son opération est un vrai soulagement : «Notre histoire n’est pas facile. Mon mari a été volé. Nous avons perdu une de nos filles, âgée de neuf ans. Et s’occuper de Glody était une préoccupation quotidienne. Son opération a été une épreuve, mais aussi une libération. Depuis, j’arrive enfin à manger et à dormir. J’ai même pris un peu de poids. On revit », complète sa maman. « Je prie pour que l’association continue de prendre en charge d’autres enfants qui vivent le même calvaire ».

[1]  Dans le cadre de ce projet, Handicap International a notamment mis en place des cliniques mobiles afin d’apporter des soins médicaux aux enfants handicapés vivant  dans des zones dépourvues de centres de santé et de réadaptation. L’association identifie les enfants qui nécessitent des soins, les prend en charge ou les réfère vers d’autres structures, distribue des aides à la mobilité et soutient financièrement les interventions, avec un fonds de solidarité. Handicap International sensibilise également les parents au sujet de la prévention et de la prise en charge du handicap. De novembre 2014 à juillet 2015, plus de 900 enfants ont été identifiés, et quelques centaines d’enfants ont bénéficié de séances de kinésithérapie.

 

 

Pour aller plus loin

COVID-19 : Les kinés de Handicap International sensibilisent au sujet des mesures d’hygiène à respecter
© Phil Sheppard / Handicap International
Réadaptation Santé Urgence

COVID-19 : Les kinés de Handicap International sensibilisent au sujet des mesures d’hygiène à respecter

Face à la propagation de l’épidémie de Covid-19 dans le monde, les équipes de Handicap International (H.I.) adaptent leurs activités et viennent en aide aux populations à risque. L’association informe notamment les populations locales au sujet des gestes d’hygiène à respecter. Pauline Falipou, experte en réadaptation d’urgence pour H.I., témoigne.

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »
© Patrick Meinhardt/HI
Réadaptation Santé Urgence

« Avec Olivier, le psychologue de HI, je me sens ‘à l’aise’ »

Héritier, 23 ans, était capitaine d’une équipe de pêcheurs au Sud Kivu (République démocratique du Congo). Attaqué chez lui en pleine nuit, blessé au bras, il suit aujourd’hui des séances avec Noela, kiné de HI, qui l’aide à retrouver l’usage de son bras et de sa main. Il voit aussi Olivier, un psychologue avec qui  il se sent « à l’aise ».