Accès direct au contenu

Les gouvernements doivent reconnaître l'impact des armes explosives

Mines et autres armes
Après un débat ouvert par Conseil de sécurité des Nations unies sur la protection des civils dans les conflits armés, Handicap International appelle les États à prendre des mesures contre l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées. En 2014, ces armes ont tué ou blessé 32.000 civils.

Après un débat ouvert par Conseil de sécurité des Nations unies sur la protection des civils dans les conflits armés, Handicap International appelle les États à prendre des mesures contre l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées. En 2014, ces armes ont tué ou blessé 32.000 civils.

Le 19 janvier 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a organisé un débat ouvert sur la protection des civils dans les conflits armés. Handicap International a appelé tous les États à reconnaître l'impact des armes explosives et à approuver la recommandation du Secrétaire général de l'ONU[1] les invitant à éviter d'utiliser des armes explosives à large rayon d’impact dans les zones peuplées.

Handicap International a appelé également les Etats à soutenir le développement d'un cadre politique international visant à réduire les méfaits de l'utilisation des armes explosives, et à stopper l'utilisation dans les zones peuplées d'armes explosives à large rayon d’action.

Des victimes civiles prévisibles

« Grosses bombes larguées par avion, tirs d’obus d'artillerie inexacts ou de lance-roquettes multiples… Voici des exemples d'armes explosives ayant un impact sur ??une large zone : dans ces cas, morts et blessés civils sont prévisibles" explique Anne Héry, directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles à Handicap International..

"Environ 50 États et territoires ont reconnu le problème humanitaire posé par l'utilisation d'armes explosives en zones peuplées. Seuls 25 États ont appelé à des mesures pour régler ce fléau. Nous avons besoin que davantage d'États joignent leurs efforts au développement d’un engagement politique visant à réduire les dommages causés aux civils de l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées."

En augmentation

Le bombardement des villes pendant les conflits, comme en Syrie, en Ukraine, en Irak et au Yémen, peut et doit être arrêté. Plus de 32.000 civils auraient été tués ou blessés en 2014 par des armes explosives, selon Action On Armed Violence (AOAV) [2], un nombre en constante augmentation ces quatre dernières années. AOAV constate également que lorsque les armes explosives sont utilisées dans des zones densément peuplées, 92 % des victimes sont des civils.

[1] Rapport du Secrétaire general des Nations unies sur la protection des civils dans les conflits armés (18 Juin 2015), http://www.un.org/en/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2015/453&referer=/english/&Lang=F, S/2015/453
[2] Explosive States (2015), Action on Armed Violence, https://aoav.org.uk/wp-content/uploads/2015/06/AOAV-Explosive-States-monitoring-explosive-violence-in-2014.pdf

Pour aller plus loin

Yémen, toute une génération blessée à vie Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Yémen, toute une génération blessée à vie

Depuis le début du conflit au Yémen, Handicap International a pris en charge plus de 3 000 victimes d’armes explosives, dont 850 victimes de mines et de restes explosifs de guerre. Presque tous présentent des handicaps résultant de leurs blessures et auront besoin d’un suivi spécifique à vie. L’association est profondément préoccupée par les obstacles multiples aux interventions humanitaires et à l’accès aux populations. Thomas Hugonnier, directeur des opérations pour l'organisation au Moyen-Orient, témoigne de la situation dans le pays.

Laos : deux victimes de sous-munitions témoignent
© N. Lozano Juez / HI
Mines et autres armes

Laos : deux victimes de sous-munitions témoignent

Ils vivent dans le même village. Ils ont tous les deux été touchés par l'explosion d'une sous-munition. Kua Tcho Tor d'abord et, 30 ans plus tard, Chue Por Vang.

Dépollution au Laos : les équipes de déminage ne lâchent rien !
© N. Lozano Juez / HI
Mines et autres armes

Dépollution au Laos : les équipes de déminage ne lâchent rien !

Au Laos, Handicap International poursuit ses interventions afin d’éliminer la menace et de réduire le risque humanitaire et socioéconomique que les restes explosifs de guerre font aujourd’hui encore peser sur les populations du pays.