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Mossoul : d'énormes besoins, des défis immenses

Mines et autres armes Santé Urgence
Irak
Beaucoup d'habitants de Mossoul, blessés et traumatisés, ont dû attendre beaucoup trop ongtemps avant de recevoir des soins. Leurs blessures sont devenues des handicaps et leurs souffrances psychologiques sont importantes. Les équipes de Handicap International donnent le meilleur d'elles-mêmes pour les aider à surmonter cette tragédie.
Un groupe d'enfants pose pour la photo dans un camps de déplacés en Irak

Beaucoup d'habitants de Mossoul, blessés et traumatisés, ont dû attendre beaucoup trop ongtemps avant de recevoir des soins. Leurs blessures sont devenues des handicaps et leurs souffrances psychologiques sont importantes. Les équipes de Handicap International donnent le meilleur d'elles-mêmes pour les aider à surmonter cette tragédie.

En octobre 2016, l'armée irakienne lançait une offensive pour reprendre Mossoul. Depuis, plus d'un million de personnes - l'équivalent de la population de Bruxelles - a fui la ville. Il y a quelques semaines, le dernier assault était lancé sur la vieille ville, où des centaines de milliers de civils étaient encore pris au piège.

Des boucliers humains

Maud Bellon, notre coordinatrice d'aide d'urgence, confirme la dureté des combats : “ Les civils ont dû faire face à une situation extrêmement risquée. Plusieurs rapports font état de milliers de personnes utilisées comme boucliers humains. Des centaines d’autres se sont fait tirer dessus lorsqu’elles essayaient de fuir le conflit."

Handicap International intervient dans deux hôpitaux de Mossoul pour offrir de l'aide aux blessés qui affluent chaque jour, aux côtés d'autres organisations. Nous travaillons aussi dans deux camps de déplacés, où vivent un grand nombre de personnes ayant besoin de soins de réadaptation.

Malnutrition et traumatismes

« Un certain nombre de civils ayant fuit la ville souffrent également de malnutrition et sont dans un état de fatigue extrême. De plus, nos équipes interviennent auprès de beaucoup de personnes qui sont en état de détresse psycho-sociale suite à ce qu’elles ont vécu au cours des derniers mois. Nous redoublons d’efforts pour leur venir en aide avec des sessions de soutien psycho-social », ajoute Maud Bellon.
Handicap International a également déployé des psychologues sur le terrain, pour les cas de traumatisme les plus sévères au sein de la population.

Multiplication des retours

Depuis le début de l’offensive, plus de 200 000 civils sont déjà repartis dans leur zone d’origine. « De plus en plus de gens décident de rentrer chez eux, dans les zones de la ville désormais contrôlées par l’armée. Les conditions de vie dans les camps sont particulièrement difficiles : il fait très chaud, il n’y a toujours pas d’électricité… Alors, beaucoup de déplacés décident de rentrer, malgré les risques - notamment les dangers des restes explosifs de guerre - que cela peut représenter »

Handicap International organise des sessions de sensibilisation aux risquesdes restes explosifs de guerre et engins explosifs improvisés, pour que la population puisse les identifier et s’en protéger, une fois de retour. 

Regarder le témoignage vidéo poignant de Warda et sa famille.

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