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Remita : «Ma maison est comme neuve»

Urgence
Philippines
Comme beaucoup d'autres, la maison  de Remita et Amador avait été fortement endommagée par le typhon Haiyan, qui a frappé les Philippines en novembre 2013. Grâce au projet de reconstruction de Handicap International, Remita et son mari ont de nouveau un toit au-dessus de leurs têtes, adapté à leurs besoins. 

Comme beaucoup d'autres, la maison  de Remita et Amador avait été fortement endommagée par le typhon Haiyan, qui a frappé les Philippines en novembre 2013. Grâce au projet de reconstruction de Handicap International, Remita et son mari ont de nouveau un toit au-dessus de leurs têtes, adapté à leurs besoins. 

Remita, 74 ans, et son mari Amador, 72 ans, font partie des 700 foyers ayant bénéficié du projet « shelter » de Handicap International dans la ville de Sigma (province de Capiz, Philippines). Ce projet avait pour but d’aider les familles en difficulté à reconstruire ou réparer leurs maisons détruites par le typhon Haiyan, un des plus violents jamais enregistrés.

Le sourire de Remita faiblit tandis qu’elle se remémore les évènements durant le typhon. « Quand nous avons réalisé que le typhon allait emporter la maison, j’ai couru chez mon fils pour lui demander de m’aider à évacuer mon mari, Amador, se souvient Remita. La maison de mon fils a aussi été abîmée par le typhon, mais heureusement nous étions tous sains et saufs. »

Le typhon a détruit les maisons et les sources de revenus de très nombreuses personnes, mais ses effets ont été particulièrement dévastateurs pour les familles pauvres comme celle de Remita, qui avaient déjà peine à joindre les deux bouts avant la catastrophe. Âgée, affaiblie et aveugle de l’œil droit, Remita doit s’occuper quotidiennement de son mari, paralysé depuis deux ans à la suite d’un AVC. Amador ne peut plus réaliser seul la plupart des gestes quotidiens comme se laver, manger ou s’habiller. Il est en outre asthmatique et pratiquement aveugle. Le couple n’a aucune source de revenus stable, mis à part de petites sommes que leurs donnent occasionnellement leurs dix enfants.

« La vie était bien plus dure après le typhon. Nous n’avions pas de maison, pas de source de revenus, raconte Remita. Avant, j’élevais une dizaine de poulets dans ma cour, mais le typhon les a presque toutes tuées. A présent, nous dépendons de mon petit potager pour manger. Mes enfants sont pauvres aussi et ont leur propre famille à nourrir, ils ne peuvent donc pas nous aider beaucoup. »

Des maisons adaptées aux besoins des habitants

Au démarrage du projet de Handicap international, les enfants de Remita étaient déjà parvenus à effectuer quelques réparations de fortune sur la maison complètement détruite. Handicap International lui a alors apporté une aide financière pour couvrir les frais de réparation et de réaménagement, ainsi que tous les matériaux nécessaires à la construction d’un nouveau toit. Comme tous les bénéficiaires du projet, Remita a également reçu une aide financière pour couvrir des besoins du quotidien, tels que l’achat de nourriture.

Handicap International s’est également préoccupée des besoins des personnes handicapées ou avec des besoins spécifiques, telles que les personnes âgées ayant des difficultés à se déplacer. L’association a apporté des aides à la mobilité aux bénéficiaires concernés. La visite d’aujourd’hui chez Remita est donc aussi l’occasion de préparer la construction prochaine d’une rampe d’accès à sa maison, qui sera d’autant plus utile que l’équipe va procurer un fauteuil roulant à Amador.

« Je suis très reconnaissante, nous dit Remita. Notre maison est réparée, et à présent le fauteuil roulant va permettre à Amador de se déplacer de nouveau par lui-même. La rampe facilitera l’accès à la maison pour moi aussi. Je suis vraiment impatiente que la construction commence ! »

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