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Rencontre entre « sitting volleyeurs » à Goma

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République démocratique du Congo
Le sport est un excellent moyen d’intégration. Il permet à la personne handicapée d’entretenir sa condition physique, de prendre confiance en lui mais en plus il permet de changer le regard porté par les personnes valides sur les personnes en situation de handicap. L’équipe de Handicap International présente à Goma a un projet qui œuvre pour une meilleure prise en compte de la personne handicapée. C’est donc tout naturellement que notre organisation a accepté de soutenir une formation destinée aux personnes encadrant les équipes de sitting volley : arbitres, entraîneurs, … Deux membres de l’équipe y ont d’ailleurs participé activement.
« sitting volleyeurs » à Goma

Le sport est un excellent moyen d’intégration. Il permet à la personne handicapée d’entretenir sa condition physique, de prendre confiance en lui mais en plus il permet de changer le regard porté par les personnes valides sur les personnes en situation de handicap. L’équipe de Handicap International présente à Goma a un projet qui œuvre pour une meilleure prise en compte de la personne handicapée. C’est donc tout naturellement que notre organisation a accepté de soutenir une formation destinée aux personnes encadrant les équipes de sitting volley : arbitres, entraîneurs, … Deux membres de l’équipe y ont d’ailleurs participé activement.Mais qu’est-ce donc que le sitting volley ? Comme son nom l’indique, il s’agit de jouer au volley-ball, mais assis. Pour le reste, les règles sont identiques à celles du volley « classique » : deux équipes de six joueurs s’affrontent, font passer la balle au-dessus d’un filet après un certain nombre de passes et la balle doit tomber au sol dans le camp adverse pour marquer le point.

Ce sport a été créé aux Pays-Bas pour les blessés de guerre après la Deuxième Guerre mondiale. Il est devenu discipline paralympique depuis 1980. Et il a été lancé dans le Nord Kivu en 2008 sous l’impulsion de personnes qui travaillaient au centre de réadaptation Shirika la Umoja de Goma. Un centre bien connu de Handicap International.Constatant que les patients qui sortaient du centre avaient peu d’encadrement pour les aider à reprendre une vie active et une vie sociale, ces personnes ont créé une association pour combler ce manque, l’ASAM. Parmi les activités de l’ASAM, le handisport : marathon en tricycle, rugby en fauteuil roulant et… le sitting volley. Joseph Mayele, président du club de sitting volleyball de l’ASAM précise : « Les équipes de Goma ont participé à beaucoup de compétitions internationales. Les experts internationaux présents ont constaté que les athlètes ont un bon niveau, mais qu’il manque de formateurs ». D’où l’idée d’organiser cette formation. Augustin, l’un des kinésithérapeutes des cliniques mobiles de Handicap International y a participé, de même que Raymond, qui travaille sur le projet d’amélioration de l’accessibilité pour les personnes handicapées.Grace Bitentyio était présente également comme entraîneuse mais aussi comme joueuse de l’équipe « Club ASAM ».

Elle n’est pas elle-même handicapée, mais l’un de ses parents l’est « Je joue au sitting volleyball depuis deux ans et j’ai été attirée par ce sport suite à une présentation de ma mère. J’ai envie de pouvoir accompagner les personnes en situation de handicap, de vouloir être avec eux, de les aider. Et quand on est ensemble avec les autres joueuses, tout le monde est assis par terre, il n’y a plus de distinctions. »D’autres joueurs confirment les liens qui existent entre les membres d’une équipe et l’ouverture aux autres que cela représente : « Ce qui m’a intéressé dans le sitting volley, c’est de pouvoir se regrouper avec d’autres personnes pour faire du sport. Cela m’apporte une formation physique, mais cela permet aussi de créer des amitiés avec d’autres personnes » explique François Kalonda, capitaine de l’équipe « Fleuve Congo ».Sans parler de l’impact du handisport sur le public, comme l’explique Mapendo Anuarite, capitaine de l’équipe « Mont Goma » : « Les personnes valides ne comprennent pas forcément ce sport mais petit à petit, elles en voient les objectifs, les intérêts. Cela leur permet de comprendre les capacités des personnes handicapées. Au Congo, si on a un enfant handicapé, les parents sont exclus, ils sont considérés comme ayant commis une faute. » Elle termine en ajoutant : « Avec le sport, les mentalités peuvent changer, on peut montrer que les personnes handicapées sont aussi des personnes capables !

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