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Sensibilisation dans les bus qui ramènent les déplacés à Mossoul

Mines et autres armes Prévention
Irak
Des 430.000 habitants qui ont fui depuis l'offensive sur leur ville, 90.000 sont déjà revenus dans les zones reprises par les foces armées. La menace des combats s'est réduite, mais pas le danger des restes explosifs de guerre qui peut se cacher à chaque coin de rue. 
Tous les passagers d'un bus regardent en direction de deux femmes chargées de la sensibilisation qui distribuent des brochuresie brochures uitdelen

Des 430.000 habitants qui ont fui depuis l'offensive sur leur ville, 90.000 sont déjà revenus dans les zones reprises par les foces armées. La menace des combats s'est réduite, mais pas le danger des restes explosifs de guerre qui peut se cacher à chaque coin de rue. 

« Depuis le début de l’offensive pour reprendre l’ouest de Mossoul en février 2017, les mouvements de population se sont considérablement accélérés », explique Maud Bellon, coordinatrice pour la réponse d’urgence de l’association.

« Beaucoup de civils fuient les bombardements, mais un grand nombre de personnes qui avaient quitté Mossoul font également le choix de rentrer chez elles. Pourtant, les risques y sont encore énormes pour la population. Des restes explosifs de guerre et autres engins explosifs improvisés jonchent les rues et les maisons qui ont été laissées à l’abandon, lorsque celles-ci n’ont pas été détruites lors des combats. »

Les enfants courent un plus grand danger

« Nous intervenons dans les camps de déplacés et dans les communautés pour sensibiliser un maximum de personnes aux risques des restes explosifs de guerre », explique Hilda, agent de prévention. « Nous mettons la priorité sur les écoles, car les enfants sont extrêmement exposés aux dangers que ces engins représentent. Ils sont curieux et ne réalisent pas toujours le risque qu'ils courent. Nous devons leur apprendre à faire attention et leur enseigner comment réagir face  à un tel danger. »

Les équipes de l’association interviennent également dans les centres communautaires et dans les tentes, pour sensibiliser les parents.

Dans les bus de déplacés pour Mossoul

Depuis quelques semaines, les agents de prévention ont étendu leur intervention. « Nous travaillons aussi désormais dans les bus qui ramènent les déplacés dans les zones de Mossoul reprises par les forces armées. C’est sans aucun doute l’aspect le plus important de notre action », explique Salar, qui travaille pour l’association depuis le début de sa réponse d’urgence.

« Les personnes qui rentrent chez elles n’ont en général aucune information sur les dangers qui pourraient exister dans leurs quartiers. Beaucoup de déplacés sont très attentifs aux conseils que l’on peut leur donner lors des sessions. Ils nous remercient de prendre le temps de leur expliquer ce à quoi ils pourraient être exposés, une fois de retour chez eux. »

Eviter de nouvelles victimes

« Les équipes de Handicap International organisent plus d’une dizaine de sessions par jour, auprès de différents publics et dans plusieurs zones de déplacements », conclut Maud Bellon. « Plus d’un millier de personnes ont déjà été sensibilisées par nos équipes. Plusieurs milliers d’autres civils seront sensibilisés dans les mois à venir."

"Nous ne souhaitons pas seulement guérir les blessures de la population touchée par le conflit, nous avons aussi à cœur de les prévenir. Nos sessions de sensibilisation sont essentielles pour assurer la sécurité des personnes, dans une telle situation. »

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