Goto main content

Une augmentation alarmante du nombre de victimes d'armes explosives

Mines et autres armes
De plus en plus de civils sont victimes des armes explosives : en 2016 32.008 civils ont été tués ou blessés. Les chiffres d'Action on Armed Violence (AOAV) sont connus depuis un certain temps déjà, mais le bilan s'annonce encore plus lourd pour 2017. Une évolution qui alarme Handicap International.
Un couple d'Irakiens avec ses deux jeunes enfants (+/ 5 et 3 ans) devant les décombres d'un immeuble bombardé..

De plus en plus de civils sont victimes des armes explosives : en 2016 32.008 civils ont été tués ou blessés. Les chiffres d'Action on Armed Violence (AOAV) sont connus depuis un certain temps déjà, mais le bilan s'annonce encore plus lourd pour 2017. Une évolution qui alarme Handicap International.

Le 4 avril, nous "célébrons" la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte contre les mines, même s'il n'y a pas vraiment de quoi se réjouir. Les engins explosifs sont toujours plus utilisés sur les zones fortement peuplées, avec des conséquences dramatiques : 90% des victimes sont de simples civils, comme vous et moi. L'Observatoire des mines, qui enregistre le nombre de victimes de mines et de restes explosifs de guerre, a enregistré une augmentation alarmante du nombre de victimes : de 3.450 en 2013 à 8.605 en 2016.

Handicap International appelle la communauté internationale à redoubler d’efforts pour la mise en œuvre du Traité d’interdiction des mines antipersonnel et de la Convention contre les armes à sous-munitions. Les Etats doivent également s’engager résolument au niveau international pour mettre fin à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées. « Les bombardements et les pilonnages laissent un grand nombre de restes explosifs de guerre car un pourcentage significatif des bombes, missiles, obus, etc., n’explose pas à l’impact. Ces restes explosifs sont une menace durable pour la vie des civils longtemps après un combat ou un conflit, menace identique à celle posée par les mines antipersonnel », explique Anne Héry, directrice du Plaidoyer à HI.

La Syrie, l’Ukraine, l'Irak, pour ne citer que ces pays, sont parmi les principaux pays touchés et le resteront bien après la fin des conflits. A titre d'exemple, les frappes aériennes massives et les tirs d'artillerie ont dévasté Rakka en 2017 ou la Ghouta orientale au début de cette année. Ces zones sont totalement contaminées par les restes explosifs. Il faudra des années pour les déminer.

Handicap International poursuit son combat pour rendre notre planète plus sûre. Vous aussi, soutenez notre combat : signez notre pétition "Stop aux bombardements de civils" et demandez à vos amis de signez, eux aussi !   

Pour aller plus loin

Irak : un obstacle majeur à la reconstruction du pays
© F. Vergnes/HI
Mines et autres armes

Irak : un obstacle majeur à la reconstruction du pays

Cinq ans après la fin de la guerre en Irak, les communautés sont toujours fracturées, tout comme les bâtiments, les routes et les ponts qui les entourent. Publié aujourd'hui, le rapport de Handicap International, « Reconstruction impossible : Impact de la contamination liée aux engins explosifs sur les populations touchées en Irak », dresse un tableau édifiant de la vie quotidienne des Irakiens, dont certains ont trop peur pour laisser leurs enfants aller à l'école à pied, ou d’autres sont contraints de travailler dans des endroits pollués par des explosifs, poussés par le besoin de gagner leur vie.

Atténuer l’impact des conflits
© Gwenn Dubourthoumieu / HI
Mines et autres armes

Atténuer l’impact des conflits

Le département de la Réduction de la violence armée chez HI supervise le déminage, l’éducation aux risques et la transformation de conflit... Des activités indispensables après une guerre.

H.I. poursuit ses activités auprès de la population afghane
© Jaweed Tanveer / HI
Mines et autres armes Réadaptation

H.I. poursuit ses activités auprès de la population afghane

La plupart des activités de Handicap International en Afghanistan auprès des plus vulnérables ont repris après une interruption de quelques jours. Les besoins humanitaires sont immenses dans ce pays dévasté par des décennies de conflits, l’un des plus contaminés au monde par les restes explosifs de guerre et les mines antipersonnel.