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Cyclone Phailin : « La préparation de la population a permis d’éviter le pire »

Prévention Urgence
Inde
Deux ans après les inondations qui ont dévasté la région d’Orissa, un cyclone a frappé les côtes de ce territoire du Nord Est de l’Inde. Des vents à plus de 240 km/h ont causé d’importants dégâts matériels. Seulement 14 victimes ont pour l’instant été recensées alors qu'il s’agissait de la tempête la plus violente dans la région depuis 1999. Pour David Gautier, directeur de Handicap International en Inde, la préparation de la population a permis d’éviter le pire. 
Un paysage inondé

Deux ans après les inondations qui ont dévasté la région d’Orissa, un cyclone a frappé les côtes de ce territoire du Nord Est de l’Inde. Des vents à plus de 240 km/h ont causé d’importants dégâts matériels. Seulement 14 victimes ont pour l’instant été recensées alors qu’il s’agissait de la tempête la plus violente dans la région depuis 1999. Pour David Gautier, directeur de Handicap International en Inde, la préparation de la population a permis d’éviter le pire.

« Le cyclone a atteint les côtes d’Orissa samedi soir, explique David Gauthier. Les vents ont été extrêmement violents, l’eau est montée de trois mètres le long des côtes, et les premières évaluations indiquent des destructions matérielles très importantes. »

Dans cette région agricole du Nord Est de l’Inde densément peuplée, beaucoup de familles survivent avec très peu de moyens. Les populations ne sont généralement pas suffisamment organisées pour se protéger des catastrophes naturelles. Les évaluations sont encore en cours, mais il semble que cette fois, la donne a changé. «Nous craignions devoir à nouveau déplorer des conséquences humaines catastrophiques après le passage du cyclone, mais l’évacuation massive menée par les autorités de la région - plus de 850 000 personnes - a été parfaitement menée. C’est le résultat de plusieurs années de travail accompli ensemble.»

Faire que personne ne soit oublié

Depuis 2009, Handicap International mène un projet régional de prévention des catastrophes naturelle. Le projet cible des régions particulièrement exposées en Inde, en Afghanistan, au Népal, au Bangladesh et au Sri Lanka. Annie Patri, basée à Orissa, travaille depuis deux ans sur ce projet : « Les chosent évoluent dans le bon sens. Les populations sont mobilisées, conscientes des risques et des comportements que chacun doit adopter pour réduire autant que possible les dégâts des catastrophes qui continueront de frapper la région. Notre objectif est de faire en sorte que personne ne soit oublié. Que les plus faibles, qu’il s’agisse des personnes handicapées ou isolées, des personnes âgées ou des femmes enceintes, ne se retrouvent pas en difficulté lorsqu’il faut évacuer leur village. Pour cela nous travaillons avec les autorités, nous mettons en place des exercices d’évacuation, mais surtout, nous mobilisons les habitants pour que tout le monde ait un rôle précis et se sente concerné. Nous voyons que ce travail porte ses fruits, et c’est une immense satisfaction. Chaque année nous devons parvenir à ce que les pertes soient les plus faibles possibles et que les communautés se relèvent plus fortes, mieux préparées à affronter la prochaine épreuve. »



 


 

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