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Des leçons tirées depuis Haiyan

Urgence
Philippines
Aux Philippines, la province de Leyte, située au centre-est de l’archipel, a été frappée le premier week-end de décembre par le typhon Hagupit. Les équipes de Handicap International ont évalué la situation des plus vulnérables.
Une femme avec un enfant assis à côté d'elle répond à deux collaboratrices de Handicap International dans une maison en bois.

Aux Philippines, la province de Leyte, située au centre-est de l’archipel, a été frappée le premier week-end de décembre par le typhon Hagupit. Les équipes de Handicap International, présentes dans cette région depuis le passage du typhon Haiyan en 2013, ont évalué la situation auprès des bénéficiaires de l’association.

Le typhon Hagupit, qui a balayé les Philippines début décembre, n’a pas épargné la province de Leyte. Les municipalités de Tacloban, Alang Alang et Pastrana, frappées de plein fouet par le typhon Haiyan il y a un an, ont dû, une fois de plus, affronter cette nouvelle intempérie. Arbres arrachés, poteaux électriques abattus et toitures emportées: la tempête a entraîné de nombreux dégâts matériels.

La population s'était bien préparée

« Cependant, explique Emilie Rivier - coordinatrice opérationnelle pour Handicap International aux Philippines, le souvenir du typhon Haiyan, qui a provoqué la mort d’environ 8000 personnes en novembre 2013, est encore très présent dans les mémoires. Les populations locales ont donc pris très au sérieux les avertissements récents du gouvernement et des acteurs humanitaires, et se sont bien préparées à la catastrophe. Dans le pays, 1 700 000 personnes se sont déplacées dans 5 193 centres d’évacuation[1]. Et aujourd’hui, les habitants sont déjà actifs dans les travaux de réparation. A Tacloban, Alang Alang et Pastrana, nous n’avons, à ma connaissance, pas enregistré de pertes humaines. Les autorités locales ont même annoncé fièrement deux naissances ! », a-t-elle ajouté.

Depuis mardi 9 décembre, afin d’évaluer l’ampleur des dégâts[2] auprès des bénéficiaires de l’association, les équipes de Handicap International se sont rendues dans une trentaine de barangays[3] à Alang Alang, Tacloban et Pastrana, où Hagupit a considérablement affecté le secteur de l’agriculture, et notamment les plantations de bananiers.

Pas de conséquences majeures pour les projets

Depuis le passage du typhon Haiyan, l’association y mène notamment des projets de construction de 200 abris durables, en collaboration avec les populations locales. « Dans ces municipalités, notre évaluation a été positive. Les abris durables, construits selon des méthodes build back safer[4] ont résisté au typhon. Nous avions également bien préparé les familles, qui ont préservé leurs biens et se sont mis à l’abri. Nous poursuivons donc les projets de constructions au plus vite

Handicap International a également rendu visite aux familles qui ont bénéficié de nouveaux outils de travail[5] suite au passage du typhon Haiyan. « La tempête a soufflé, il a plu pendant 48 heures. Mais les cochons distribués sont toujours en bonne santé et les sari-sari stores[6] n’ont pas été détruits. Parmi les 800 ménages qui bénéficient de notre soutien, il n’y a eu que quelques pertes matérielles. Nous avons tous appris de la catastrophe du typhon Haiyan, et nous étions très bien préparés », confirme Emilie Rivier.

Le typhon Hagupit n’a donc pas eu de conséquence majeure sur les projets menés par Handicap International dans la province de Leyte, et les équipes ont déjà repris la poursuite de leurs activités.

[1] OCHA Situation Report No. 4, Philippines - Typhoon Hagupit, 9 December 2014.

[2] Evaluation rapide au niveau des dégâts au niveau des abris durables, de l’éducation, de la santé, des moyens de subsistance et de ‘wash’ (eau, santé et hygiène).

[3] Petits villages.

[4] Méthode favorisant la construction d’habitats durables, plus résistants face aux catastrophes naturelles et adaptés au contexte local.

[5] Afin d’aider les populations vulnérables qui ont perdu leurs moyens de subsistance suite au typhon Haiyan, Handicap International vise à permettre à 800 ménages, dans 20 groupes communautaires, de bénéficier d’un nouvel ‘outil de travail’ (tricycle, cochon, petit magasin, etc.) et de regagner une nouvelle autonomie financière.

[6] Petits magasins

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